mardi 28 avril 2009

RENOTARY

Vincent vient de constituer un groupe de travail qui aura pour but de "RENOVER LE ROTARY" avec comme membres trois femmes et trois hommes. Les trois femmes sont:
Martine
Isabelle
la troisiéme nommée dans la semaine par Vincent
Les trois hommes sont:
Daniel
Didier
Einar
Pour travailler ensemble il nous faut un "blog" que nous appellerons "RENOTARY"

37 commentaires:

  1. Voici deux commentaires comme point de départ:



    1. http://www.thrap.net/renotary.mht

    2. http://www.thrap.net/rotarybd.mht

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  2. Le membre appelé "MAURICE" est prié de se faire connaitre

    S'agit-il de mon "frère" Maurice DELATTRE ?

    Einar

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  3. De : Einar THRAP-OLSEN [mailto:ethrap@club-internet.fr]
    Envoyé : jeudi 30 avril 2009 15:20
    À : 'v.boeuf@lubinvest.com'; 'Daniel & Lydie Herbert'; 'pac.construction@orange.fr'; 'leomacguy@free.fr'; 'isa.moms@wanadoo.fr'; 'robertnagy@orange.fr'
    Cc : Belujon, Pierre; Einarsson, Rune
    Objet : RE: COMMISSION REFORME ROTARY INTERNATIONAL

    « A TA QUESTION LUNDI UNE FEMME DE PLUS J AI CHOISI MADELEINE »

    Très bonne décision, VINCENT. Notre « blog » http://renotary.blogspot.com enverra de suite une invitation à Madeleine qui dotée d’un cerveau féminin (toujours supérieur) pourra nous apporter le bon sens qui manque à nos clubs.
    Tu as du remarquer qu’un rotarien de grande envergure, Pierre Belujon, est venu s’inscrire sur RENOTARY. Le site suivant montre le rôle que Pierre joue au District 1690 http://www.rotary-17aunis.fr
    Dans son club tu trouveras aussi mon ami Rune EINARSSON lui aussi ancien président de RC La Rochelle Aunis. Ce club fondé en 1974 a 57 membres dont 9 femmes. Le club se trouve tout prêt de l’Ile de Ré ou habitaient mes ancêtres – voir émission « France-Culture » http://www.thrap.net/fracult.htm

    "Chanoine de Lagnes"

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  4. Louis LEPRINCE-RINGUET au sujet du BON SENS

    Au siècle dernier j’ai écouté une conférence de l’Académicien Louis LEPRINCE-RINGUET qui était venu à Cavaillon pour nous parler du BON SENS.
    Le conférencier qui a été pendant 25 ans professeur à POLYTECHNIQUE nous a surtout relaté ses expériences depuis cette période. Le BON SENS est en France une matière rare à cause de l’enseignement catholique qui enlève dés l’enfance cette qualité innée appellée ailleurs COMMON SENSE, GESUNDES MENSCHENVERSTAND, SUNT FÖRNUFT suivant les pays et leurs langues. En France il est interdit aux écoliers d’avoir des réflexions personnelles et de ce fait les jeunes arrivés à l’âge adulte deviennent mentalement mutilés par rapport aux enfants d’autres pays.
    Il était donc très rare de trouver à l’entrée des cours de POLYTECHNIQUE des étudiants munis de cette autocritique du BON SENS nous a dit le conférencier. Il nous a assuré qu’une fois le diplôme d’ingénieur obtenu pas un seul POLYTECHNICIEN avait gardé le bon sens. Ceci est du au plan d’enseignement qu’il est interdit de modifier. Le professeur LEPRINCE-RINGUET a essayé à plusieurs reprises de faire évoluer le plan d’enseignement figé depuis la création de l’école mais en vain. Voilà donc encore un signe de manque de BON SENS. Dans un monde qui évolue de plus en plus vite il est interdit de faire évoluer le plan de l’enseignement. Du coup des erreurs monumentales sont commises tels que LIGNE MAGINOT, CONCORDE , paquebot LE FRANCE, SCANDALE ELF, LA FORCE DE FRAPPE , CENTRALES NUCLEAIRES et bien d’autres œuvres d’ingénieurs français.

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  5. Suite au message de l’Académicien Louis LEPRINCE-RINGUET il est permis de se demander si nous ne pouvons pas confier au ROTARY de restituer aux français le « BON SENS » perdu depuis quelques siècles. Selon le livre
    http://www.amazon.fr/Right-Brain-Experience-Intimate-Imagination/dp/0070727449/ref=sr_1_5?ie=UTF8&s=english-books&qid=1241102055&sr=1-5
    Il est possible de restituer le bon sens en quelques jours en suivant la méthode d’une femme médecin Marilee Zdenek
    Le ROTARY INTERNATIONAL pourra aider la France et les français

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  6. De : v.boeuf@lubinvest.com [mailto:v.boeuf@lubinvest.com]
    Envoyé : jeudi 30 avril 2009 10:36
    À : 'Einar THRAP-OLSEN'; 'Daniel & Lydie Herbert'; pac.construction@orange.fr; leomacguy@free.fr; isa.moms@wanadoo.fr; robertnagy@orange.fr
    Objet : COMMISSION REFORME ROTARY INTERNATIONAL

    EINAR BONSOIR A TA QUESTION LUNDI UNE FEMME DE PLUS J AI CHOISI MADELEINE .
    POUR LA BOITE A IDEES J ATTENDS BEAUCOUP DE REPONSES
    POUR TOUS LES DANIELS DU MONDE DANS LE ROTARY LE MONDIATARY TON AVIS ???
    VOUS AVEZ DU TRAVAIL SUR LA PLANCHE CHANGEMENT D ATTITUDES CHANGEMENT D ACTIONS COMME POLIO PLUS IL N Y A PLUS DE CAS
    CA N INTERESSE PLUS PERSONNE CHANGEMENT DE PUBLICITE DES DISCOURS PLUS COURT MAIS DES ACTIONS SUR LE TERRAIN PLUS DE
    LOCATIONS DE SALLES A DES PRIX FOOUS
    UN JEUNE ROTARIEN A TROUVE UNE BONNE IDEE POUR TU RENFLOUES LE ROTARY INTERNATIONAL : TOUS LES JOURS DE 8 H A 12 H TU VAS
    SUR LES MARCHES APT CAVAILLON GORDES ISLE ROUSSILLON TU Y VAS AVEC UN CHIEN EN CHANOINE TU FAIS CE QUE TU VEUX AVEUGLE
    SOURD ET MUET EN UN AN TU AS RENFLOUE LES CAISSES JE TROUVE QUE C EST UNE TRES BONNE IDEE PLUTOT QUE DE FAIRE DES
    PRESSIONS SUR LES UNS SUR LES AUTRES CA C EST UNE BONNE ACTION. JE T AI BIEN DIT QUE LE ROTARY CHANGERAI QUAND NOS GOUVERNEURS DONNERONT L EXEMPLE .ET SURTOUT LE ROTARY INTERNATIONAL DONT LA GESTION EST OPAQUE ET LES PLACEMENTS DOUTEUX
    PUISQU ILS SONT EN DEFICIT. BEAUCOUP DE ROTARIENS TROUVENT QUE NOUS SOMMES DES VACHES A LAIT.
    IL FAUDRA TROUVER AUSSI UNE BONNE RECOMPENSE POUR NOTRE PRESIDENT CHRISTIAN DUBANTON QUI AURA FAIT CERTAINEMENT LE
    RECORD DES RECETTES IL MERITE PLUS QU UNE MEDAILLE. SURTOUT QUE TOUTE L ANNEE IL A EU DES JALOUX DES PEAUX DE BANANE ET
    DES CRITIQUES QUI N ETAIENT PAS JUSTIFIES.
    J ECOUTERAI LUNDI VOTRE PLAN D ACTION. JE TE SOUHAITE UN BON WEEK END DU 1ER MAI A LUNDI @+ AMICALEMENT VINCENT
    PS JE NE TE DEMANDE PAS DE T OCCUPER DU CLUB INTERNE. LA LETTRE QUE DANIEL A EU UNE REPONSE NETTE ET CLAIRE QUE CE N EST
    PAS D ACTUALITE TANT QUE LE ROTARY NE CHANGERA PAS SES ATTIDUDES ET SES REGLES DEMODEES. ELLE SERA LA MEME POUR MON
    ANNEE.
    UNE SANCTION SERA PRISE POUR TOUTES INTERVENTIONS DE PERSONNES N APPARTENANT PAS AU ROTARY SUR DES JUGEMENTS
    COLPORTES AUX UNS AUX AUTRES ETANT DIFFAMATOIRE POUR LA PERSONNE VISEE. PAR CONTRE SI DES ROTARIENS ONT DES IDEES
    DES REMARQUES DES CRITIQUES IL FAUT LES FAIRE DIRECTEMENT A LA PERSONNE INTERESSE ET SI ELLE N EST PAS D ACCORD TU
    NOUS RECITERAS LA PHRASE DE PAUL HARRIS QUE NOUS AVONS ENTENDU 500 FOIS

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  7. Au sujet de : » UNE SANCTION SERA PRISE POUR TOUTES INTERVENTIONS DE PERSONNES N APPARTENANT PAS AU ROTARY »
    Je pense au contraire qu’il faut encourager les personnes de l’extérieur de nous donner leur avis tant que l’image du ROTARY est désastreuse – voir http://www.rotary-francophone.org/fpdb/OCT%2005%20-%20Image%20du%20Rotary.pdf

    "Chanoine de Lagnes"

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  8. De : Einar THRAP-OLSEN [mailto:ethrap@club-internet.fr]
    Envoyé : jeudi 30 avril 2009 19:09
    À : 'Pierre Belujon'
    Cc : BOEUF, Vincent2; Einarsson, Rune
    Objet : RE: COMMISSION REFORME ROTARY INTERNATIONAL

    Hi Pierre,

    Ci-joint le contenu en format « doc »
    Je joins également « roti » au cas ou ton ordinateur refuse http://www.thrap.net/roti.mht
    La plus part de mes amis ouvrent facilement les sites « mht ». L’avantage de ces sites appelés « Page web à fichier unique » est qu’il est possible d’ajouter des images au texte ce qui n’est pas possible avec les « htm ».
    Je suis ravis de te voir sur notre « blog ». L’image du Rotary en France est mauvaise
    http://www.rotary-francophone.org/fpdb/OCT%2005%20-%20Image%20du%20Rotary.pdf
    et de ce fait il manque plus de 100 000 rotariens – voir http://www.thrap.net/latin.htm
    Notre président élu VINCENT est résolu de trouver des solutions. Notre club parrain qui a 19 années plus que notre club a trouvé la clé. Tes idées seront les bienvenus. Il faut remplacer les retraités au Comité par des jeunes de préférence femmes comme Catherine Chadenat la présidente élue de ton club. Actuellement 100% de mon Comité sont des retraités. Un désastre.


    Yours in Rotary
    Einar


    THRAP-OLSEN
    Charter President RC Gordes, D-1760
    http://www.thrap.net/roti.mht

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  9. Tolérance au ROTARY en France

    Regardez pour commencer comment le ROTARY a commencé :
    http://www.thrap.net/histary.mht
    Lisez ensuite ces extraits de lettres écrites un siècle plus tard par des « past-présidents » d’un Rotary club en France fondé 1987 :
    _________________________________________________________________________________
    Il faut hurler comme José pour ce faire entendre. Notre club parrain Apt-Cavaillon a trouvé la solution. C'est un club que je connais bien pour y avoir passé un an avant de fonder notre club. Il y avait là aussi un bruit de fond insoutenable. Le nouveau Président Derwent Renshaw a instauré un style plus sobre. Les rotariens parlent un à la fois et n'ont plus besoin de crier. J'ai assisté la semaine dernière à une réunion avec 50 participants et une conférencière à voix basse sans micro dans le Puits Fleuri. Tout c'est bien passé. J'ai parlé à quelques amis de ce club qui m'ont dit que tout ce passe mieux qu'avant. Les rotariens ont compris qu'il ne faut pas déranger celui qui parle même si l'on n'est pas de son avis. Je viens d'apprendre par Evanstone que j'ai été nommé "Membre d'honneur" du club à mon insu pendant ton mandat. De ce fait j'ai été radié par un procédé qui est contraire aux Statuts du club. Merci vérifier. Les déformations assez systématiques des conversations et des textes, hors de leur contexte, pour tenter de trouver des arguments justifiant tes a priori, ne respectent pas un minimum de l'éthique et de la tolérance dont tu te réclames. Les encouragements que tu cites ne tiennent sans doute pas compte de ce que nous voyons tous les lundis depuis quelques années. Mais peu importe, car tu pourrais aussi citer toutes les critiques qui te sont faites.... Je regrette de devoir dire ces choses aussi fortement. Je me fais encore des ennemis, mais le rôle d'un président est aussi cela : Eviter les dérives qui mettent en cause le fonctionnement du club et le respect de ses membres. Il est parfois nécessaire de dire la vérité en face. Cher PROTOCOLE, Lundi dernier tu nous a prévenu que le délais est de dix jours pour faire opposition. J'ai demandé le document à Pierre-Dominique mais il n'a pas voulu me le donner sachant qu'il m'arrive de m'opposer. Merci faire le nécessaire sinon ce sera le style "KIEV". Je t'adresse une copie par la poste étant donné que tu regardes rarement ton e-mail. Comme tu aurais mieux fait de s'abstenir toi même de l'envoyer, et de t'immiscer ainsi, et de façon fâcheuse, dans la vie de notre club. Tu en as été proche dans un passé récent comme épouse d'un membre. Tu n'es plus l'épouse de ce membre, qui n'est plus membre. Dont acte Amicalement et sans rancune .
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    Voici une de nos « Gazettes » qui explique pourquoi notre club a un comportement d’association du 3-ième âge :
    http://www.thrap.net/gaweb26.mht

    Exposé en mars 2009 à une de nos réunions statutaires :

    ROTARY et TOLERANCE

    Etes-vous bien conscients que notre club aura la visite lundi prochain du Président de EUROTARY87 ? Voilà un fait exceptionnel dans la vie d’un club appartenant à cette association. Chaque année des présidents de clubs membres visitent le Président EUROTARY87 mais à ma connaissance c’est la première fois que nous avons eu cet honneur.
    Il faut que je vous parle en préalable du mot « tolérance » qui est si fortement lié au ROTARY depuis l’origine. Un rotarien de Montpellier qui est professeur à l’université de Montpellier a écrit un livre qui explique la signification du mot « tolérance » en 26 langues - http://unesdoc.unesco.org/images/0011/001146/114648fo.pdf
    Dans les pays Anglo-germaniques « tolérance » veut dire le plaisir d’accepter une opinion divergente chez un étranger. Dans les pays Latins, au contraire, « tolérance » a une connotation négative en ce sens que c’est considéré comme un fardeau de devoir tolérer l’avis divergent de l’étranger. Voilà une des raisons pourquoi li y a 6 fois plus de rotariens par 1000 habitants en Europe du Nord comparé à l’Europe Latine.
    Le problème crucial pour le ROTARY depuis 10 ans c’est le déclin de l’effectif. Pendant 50 ans le nombre de rotariens dans le monde a doublé de 600 000 à 1 200 000 mais pendant les 10 dernières années il a reculé. Ceci est particulièrement inquiétant dans les pays comme la France qui ont une densité faible.
    Je vous donne quelques exemples concrets pour bien me faire comprendre. La crise que notre club a vécue en 2008 aurait été impensable en Europe du Nord. La « tolérance » a manqué. Une candidature a été refoulée car il s’agissait d’une femme qui était médecin à la médecine du travail (commentaire – elle doit être de gauche). Une autre a été brutalement traitée en 2009 alors qu’elle a été présentée par un de nos membres fondateurs. Voilà un procédé intolérant contraire à l’esprit « ROTARY ».
    EUROTARY87 agit comme « vases communicantes » entre des pays de cultures différentes et répons ainsi au 4-ème objectif du Rotary : « Compréhension à travers les frontières »
    « Les divergences de vues c’est la véritable raison d’être du Rotary. A l’église et dans les associations professionnelles, nous échangeons des idées avec des gens avec qui nous sommes d’accord. Le génie du Rotary est de réunir des hommes aussi différents que le boucher, le boulanger, l’avocat, le docteur. C’est par les différences, et non par les similitudes, que le Rotary recherche la compréhension. »
    (Paul HARRIS)

    Référence: http://www.peace.ca/RotarySeptChemin.doc
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  10. Encore une réflexion sur les EGE
    (Echange de Groupes d’Etudes)

    Merci Claude Jacquot de nous avoir fait part de tes réflexions dans LE ROTARIEN (juillet 02). Comme chef d’équipe (team leader) EGE au Mississippi en 1997 je viens ajouter de l’eau à ton moulin. Philippe Nguyen responsable EGE du District 1760 à l’époque m’avait appelé en catastrophe car le groupe était prêt à partir aux USA et le chef d’équipe s’était désisté en dernière minute. Il fallait d’urgence trouver un remplaçant et je suis parti pour un mois avec une équipe déjà sélectionnée. Ce fut une expérience inoubliable grâce à la qualité de mes équipiers et à l’accueil que nous ont réservé les clubs du District 6820. Tous les trois jours nous avons eu un nouveau club hôte et des nouveaux rotariens qui nous ont logé à domicile. Les clubs étaient au complet lors des réunions statutaires et souvent les épouses avaient organisé des soirées chez les uns et les autres. Nous étions vraiment reçus les bras ouverts par des rotariens ravis de ces rencontres. Quel ne fut pas notre étonnement de voir l’indifférence lors de l’accueil des américains dans le District 1760. Non seulement notre chef d’équipe s’était désisté au dernier moment mais c’était difficile à trouver des volontaires pour le logement à domicile des visiteurs étrangers. L’ambiance n’y était pas. L’année suivante en 1998 tout le groupe du District 1760 s’est désisté juste avant le départ alors que les rotariens du District 2340 avaient déjà tout organisé pour les recevoir. J’ai assisté cette année à une soirée organisée par un des clubs de notre District pour recevoir les EGE du Michigan dont a parlé Claude Jacquot. Sur les 33 membres du club il n’y avait que 4 présents et le Président a du faire le plein en invitant des rotariens de clubs voisins. La raison de ce désintéressement n’est pas liée à la connaissance de langues étrangères puisque les EGE qui arrivent en France parlent français. Il s’agit plutôt d’un manque de goût pour les activités internationales propre à certains Districts alors que les EGE, échanges de jeunes, clubs contacts et CIP semblent avoir du succès dans d’autres régions de France.

    Einar Thrap-Olsen
    Past teamleader EGE
    RC Gordes, D-1760
    (juillet 2002)

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  11. Attention aux virus !


    Nous sommes aujourd’hui, le 30 avril 2009, et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) confirme148 cas de grippe porcine ou grippe mexicaine, dans le monde entier, dont 8 cas mortels au Mexique et 1 aux Etats-Unis, une bébé de 23 mois. D’autre part, le stade 5 a été décrété sur l’échelle de 6. Nous assistons réellement à une pandémie mondiale !


    Richard Dawkins : Procès du Singe, suite....
    Entre 1921 et 1937, pas moins de 37 projets de lois ont tenté de faire interdire la théorie Darwinienne de l’évolution dans les écoles. Le Procès du Singe, ou un jeune enseignant comparu devant les tribunaux pour avoir enfreins la loi et enseigné Darwin et non la Genèse à ses élèves date de 1925. 84 ans plus tard, l’histoire risque de recommencer sous une forme similaire.
    Dawkins, les gènes et les memes
    Beaucoup de gens, dont nous-mêmes, considérons Richard Dawkins comme l'un des esprits les plus brillants de notre temps. Il conjugue avec élégance toutes les qualités d'un de ses illustres prédécesseurs, Charles Darwin: capacités infatigables d'observation, imagination scientifique jamais en défaut, ardeur à communiquer aussi bien au profit de ses pairs que du grand public.
    En France plus de 50 millions de victimes du virus « meme »

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  12. Le printemps du ROTARY, une première en France
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    Semaine nationale du 15 au 22 mars 2009
    L'initiative, une première en France, est destinée à mieux faire connaître cette institution qu'est le ROTARY et qui s'est développée en France depuis 1921 : sa place dans la société française comme acteur sociétal majeur.
    A cette occasion, le ROTARY-club de CRECY EN BRIE - VALLEE DU GRAND MORIN offrira à 3 communes du canton des défibrillateurs semi-automatiques (DSA).
    Le jeudi 19 mars 2009 à 19h30 à la salle Prunier, 112 rue Eugène Léger à Couilly Pont-aux-Dames, les maires des communes concernées recevront les défibrillateur offerts par le Rotary-club de Crécy-en-Brie - Vallée du Grand-Morin :
    - M. Michel Houel, Sénateur-Maire de Crécy-la-Chapelle
    - M. Jean-Jacques Jego, Maire de Quincy-Voisins
    - M. Jean-Louis Vaudescal, Maire de Couilly Pont-aux-Dames

    Un défibrillateur est un petit appareil qui permet de sauver des vies.
    En cas d'arrêt cardiaque il permet de réanimer un malade.
    Il n'y a pas besoin d'être médecin ou infirmière pour l'utiliser, ce qui le rend très précieux quand il s'agit d'agir très vite et de sauver une vie.

    Nous ne pouvons que rendre hommage au ROTARY de Crécy-en-brie, vallée du Grand-Morin pour sa générosité.
    Tout sur le défibrillateur :Wikipedia : le défibrillateur
    Quel geste symbolique !

    Le ROTARY qui souffre en France d’une image « retro » – voir
    http://www.rotary-francophone.org/fpdb/OCT%2005%20-%20Image%20du%20Rotary.pdf

    distribue des appareils à réaminer des malades

    Le Médecin Général Henri JULIEN dit sur le site :
    http://www.urgence-pratique.com/2articles/defibri/art-defibrillat-5.htm

    « l’utilisation du défibrillateur semi-automatique par les équipes de prompt secours françaises, équipes de sapeurs pompiers ou secouristes en équipe associatifs, décuple les chances de survie d’une victime de mort subite
    Elle est de 2% en moyenne en France aujourd’hui sans défibrillateur semi-automatique ! Avec le DSA, un patient sur trois victime d’une fibrillation ventriculaire arrivent vivant à l’hôpital. 10% reprennent le travail !

    Comme Galilée disons : et pourtant ils fonctionnent et sont efficaces !

    Pasteur n’était pas médecin. Il était chimiste. Qui peut dire que la vaccination n’est pas une des meilleurs armes de la médecine. Le défibrillateur semi-automatique a été mis au point par des informaticiens pour des non médecins.
    Il doit être utilisé par des non-médecins.
    Il faut que les médecins acceptent ce fait. »
    _____________________________________
    Le « printemps du ROTARY » n’aura qu’un effet cosmétique sur notre image.

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  13. Perception du Rotary par les Rotariens



    http://www.rotary-francophone.org/fpdb/SEPT06-ENQUETE%20PERCEPTION2.pdf


    Dans le public, le Rotary est considéré comme une organisation internationale de notables qui échangent des idées, qui s'entraident y compris dans leurs affaires et très peu comme une organisation humanitaire ou au service des jeunes. Est-ce aussi votre avis ?»

    • Près d'1 Rotarien sur 3 adhérent ou partiellement) à cette image.
    • 43% y adhèrent tout-à-fait.
    • L'adhésion à cette image est plus importante dans les petites communes (74%) plus que dans les grandes villes (63%),


    Le Rotarien
    Septembre 2006

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  14. Vendredi 13 mars 2009

    Rotary Club et Catholicisme au 20e siècle
    ________________________________________
    En cherchant des informations sur les liens passés et présents entre difféerents "clubs d'influences anglo-saxons" comme le Rotary Club, et la franc-maconnerie, je suis tombé sur un très bon article, écrit par un rotarien, mais très documenté et honnête sur la question. Je me permets de le repoduire ici et de donenr mon avis personnel:

    Il est clair qu'apparternir à un club comme le Rotary n'est pas en soi mauvais. Il conviendra cependant en tant que catholique d'essayer d'abord de donner son temps à faire de l'humanisme dans un cadre chrétien et non laique. Ensuite, si la position économique le nécessite et le club local n'est pas noyauté par des anti-chrétiens, on pourra en faire partie, mais il conviendra aussi de rester vigilant à ne pas se faire imprégner par l'état d'esprit laiciste.
    Bref, mon avis personnel est : évitez si vous le pouvez. Cette consigne ne s'applique de toute façon qu'aux gens influents, le Rotary marchant par cooptation.
    Il y a toujours le risque en allant dans de tels clubs humanistes, de se faire plus de mal à soi qu'on ne fait du bien aux autres. De plus beaucoup de ces clubs dérivent vers des réseaux de passe-droit (je ne parle pas ici spécifiquement du Rotary que je ne connais pas, mais de ce genre de clubs en général)

    Même si un club comme le Rotary n'a pas de symoblique propre, le fait que les existences de clubs soit notées aux entrées des villes, comme l'étaient jadis les horaires des messes, tends à comparer l'assistance à la réunion du club à une sorte de messe domincale humaniste !

    Voici donc cet article

    Conférences devant le Rotary-Club de Douai, 31 janvier 2000, et devant le Rotary-Club de Douai-Val de Scarpe le 27 avril 2000.
    Sommaire
    • 1) De 1931 à 1939 : dès sa (…)
    • 2) 1940-1944 : l’interdiction
    • L’après-guerre
    Je voudrais tout d’abord vous remercier de l’accueil que vous me réservez ce soir. Certains d’entre vous me connaissent dans le cadre de mon activité professionnelle. Tant mieux s’ils découvrent maintenant une autre facette de mon personnage !
    Francis Bassette vous a présenté mon parcours personnel. C’est au cours de mes travaux sur l’histoire des mouvements de jeunesse et plus spécialement du du scoutisme que j’ai été amené à m’intéresser à l’histoire des clubs-service et plus particulièrement à celle du Rotary.
    C’est en effet en travaillant sur les milieux qui jusqu’en 1939 se sont opposés à la naissance puis au développement des associations scoutes en France que j’ai eu la surprise de découvrir que la même thématique était développée vis à vis du Rotary. Et ces dénonciations réapparaissent encore de temps à autres dans des milieux bien particuliers.
    Pour ceux-ci, scouts, Rotary et quelques autres groupes sociaux ne sont que les éléments du vaste complot mondialiste qui constitue le côté caché de l’histoire pour reprendre le sous-titre titre d’un étonnant et volumineux ouvrage paru début 1999 [1]. Je vais donc vous présenter ce soir “le complot dont vous êtes les héros”. Je vous signale principalement trois ouvrages qui seront utiles à celles et ceux qui souhaitent approfondir le sujet :
    Claude Malbranke, Le Rotary-Club en France sous Vichy, éditîons L’Harmattan, 1996. Claude Malbranke est membre du Rotary Club de Dunkerque et de la Commission historique du Nord [2]. Les notices de cet ouvrage consacrées aux clubs du Nord ont été publiées en 1995 dans le nº 2l-22 du bulletin de l’association Mémor.
    Adrien Loubier, Le clubisme et les clubs, éditions Tradiffusion, Bulle (Suisse), 1996. Il s’agit d’une plaquette très hostile aux clubs, d’inspiration catholique intégriste.
    Fédération nationale catholique, Les catholiques et le Rotary, sd, (1936). Nous allons revenir en détail sur cette brochure.
    1) De 1931 à 1939 : dès sa naissance, le Rotary se heurte à des oppositions farouches
    Le Rotary-Club apparaît en France dès 1921. Il est donc le doyen des clubs service en France. Le Soroptimist International, club féminin, apparaît en 1924, fondé par le docteur Noël. Dans les textes polémiques, il sera souvent présenté comme la branche féminine du Rotary [3]. Les autres clubs n’apparaîtront qu’après la seconde guerre mondiale : 1948 pour le Lions-Club, 1950 pour la Table ronde, 1968 pour le Kiwanis… En 1939, il y a cent Rotary-clubs en France qui regroupent 3000 membres [4]. Dans notre région, le club de Lille s’est crée en 1927. Des clubs existent à Boulogne, Calais, Dunkerque, Saint-Orner, Valenciennes. Le club de Douai apparaîtra en 1948 [5].
    Dès ses débuts, le Rotary-Club subit des attaques violentes provenant de deux milieux : l’Eglise catholique et les milieux antimaçonniques. ce qui est dénoncé est le caractère de parenté entre la franc-maçonnerie et le Rotary-Club. Si cette accusation peut aujourd’hui faire sourire, ce genre de commentaire est d’une grande importance dans la France des années 20 et 30. Il ne faut en effet pas oublier que la franc-maçonnerie est officiellement condamnée par l’Eglise catholique, qui pèse un poids considérable, depuis l’encyclique pontificale Humanum genus de 1884. Pour les catholiques, la franc-maçonnerie représente l’Adversaire … et vîce versa. Les élections législatives de mai 1924 ont conduit en France à la victoire du Cartel des Gauches rassemblant radicaux et socialistes. Celui-ci souhaite mettre en œuvre un programme de lois laïques remettant notamment en cause la concordat d’Alsace-Moselle, prévoyant la suppression de l’ambassade de France au Vatican et l’expulsion des congrégations. C’est donc dans une période de réelle tension que le Rotary-Club apparaît en France.
    L’Eglise riposte en dénonçant l’action, réelle, de la franc-maçonnerie dans ce programme. Une brochure de AG Michel La dictature de la franc-maçonnerie démontrant que celle-ci domine le Cartel est ainsi publiée par Spes, le grand éditeur catholique et envoyée à tous les évêques. Ceux-ci encouragent la formation d’un grand mouvement catholique de résistance au programme du Cartel, la Fédération nationale catholique (FNC). Celle-ci, dirigée par le général de Castelnau, héros de la première guerre mondiale, déclenche de gigantesques manifestations. On comptera 30.000 manifestants à Saint-Brieuc en janvier 1925, 10.000 à Cholet, 80.000 à Nantes en mars 1925, 50.000 à Nancy ou à Angers en mars 1925, 75.000 à Marcq-en-Baroeuil, 100.000 à Landernau [6]. La FNC regroupera entre un et deux millions de membres et touchera 12 % de la population adulte masculine [7]. C’est donc une organisation de masse.
    La FNC est puissamment organisée. Son journal, Le Bulletin o@ciel de la FNC, tire à 50.000 exemplaires. Le Point de direction, mensuel adressée à tous les adhérents tire à 40.000 exemplaires. La Correspondance hebdomadaire est adressée à tous les comités diocésains, aux comités cantonaux et à plus de 800 journaux [8]. La FNC publie également un hebdomadaire grand public, La France catholique. Elle n’hésite pas à attaquer par voie de presse ou de brochures ceux qu’elle estime être ses adversaires. C’est ainsi que la franc-maçonnerie [9], la Ligue des Droits de l’Homme [10], l’école unique, le socialisme sont dénoncés. Et dans cette liste, le Rotary-Club trouve sa place. Cette grande organisation catholique sera l’un des adversaires les plus déterminés du Rotary.
    En 1935, la FNC publie un gros volume de 383 pages d’AG Michel, La France sous l’étreinte maçonnique [11]. Celui-ci détaille de manière très précise l’action de la franc-maçonnerie en France au travers d’extraits de documents maçonniques et étudie les différents relais des loges en France. P 80, figure une longue liste des groupements maçonnisés où les Rotary-Clubs figurent au côté de la Ligue de l’Enseignement, de la Libre Pensée, des syndicats de fonctionnaires et d’enseignants ou des patronages laïques. P 97-98, l’attaque est beaucoup plus précise. Après avoir rappelé le rôle du Rotary et son implantation en France en reprenant des informations parues dans Le Rotary de janvier 1933, l’auteur dénonce : ”Sous prétexte de tolérance, d’idées larges, la philosophie rotarienne met toutes les religions sur le même plan.(…) L’inspiration du Rotary est dans l’ensemble, une inspiration maçonnique. Il su@t de Eire le code moral rotarien, pour voir comment il est fondé sur un conception de la vie morale très éloignée de la conception spirituelle et chrétienne. Tout se réduit à un utilitarisme individuel masqué par un vague idéal humanitaire.”
    La FNC précise ses attaques en publiant, courant 1936, une brochure anonyme de 32 pages sous une couverture orange, Les Catholiques et le Rotary [12]. Auparavant, La France catholique, notamment dans ses numéros du 10 novembre 1934, sous la plume de Verax [13] et du 30 mars 1935 avait dénoncé le Rotary comme étant une annexe de la franc-maçonnerie Quatre chapitres composent la brockure. Le premier est consacré à la philosophie rotarienne à qui il est reproché d’être sans dogme et sans croyance. Le second est consacré au code moral du Rotary, “composé de onze commandements, les uns faux, les autres inoffensifs, d’autres plus ou moins hermétiques” [14]. Le troisième, intitulé “Rotarysme et franc-maçonnerie” dénonce les relations de fait entre le Rotary et la franc-maçonnerie et insiste sur un de leur point commun : une rigoureuse neutralité que les catholiques intransigeants de la FNC traduisent par “un indifférentisme religieux absolu”. Les principes communs sont “une moralisation universelle en dehors de toute base religieuse, un paternalisme égalitaire couvrant l’ambition de tenir l’ensemble des leviers de commande de la Société" [15]. Ces trois principes constituent le cœur de la critique théorique faite à votre club. Partant du principe qu’ils figurent également dans la franc-maçonnerie, le Rotary est qualifié, p 12, “d’œuvre paramaçonnique”. Trouvant cette œuvre très intéressante et si conforme à ses principes, “la Maçonnerie anglo-saxonne a décidé de la noyauter systématiquement pour y exercer sur des profanes choisis une action appropriée à leur milieu.” Et la brochure de conclure : “Tous ceux qui s’intéressent à ce mouvement trouveront là le fil conducteur qui leur permettra de s’expliquer bien des choses, dans les idées, dans le langage, dans le symbolisme et dans les hommes du Rotary.”
    La plaquette analyse consciencieusement toutes les mentions de la presse rotarienne, surtout anglo-saxonne, signalant des contacts entre le Rotary et la franc-maçonnerie ou la double appartenance. C’est Je cas du Bulletin de la Grande Loge d’Espagne du 11 janvier 1928, rendant compte de l’invitation d’un dignitaire maçonnique à une réunion du Rotary de Vénezuela le 15 août 1927, de la revue maçonnique suisse Alpina du 30 avril 1927 annonçant une conférence en loge sur le Rotary ou commentant en 1929 la condamnation du Rotary par les évêques espagnols ou de The Rotarian de janvier 1933 signalant les succès professionnels d’un rotarien américain, maçon du 33è degré. De plus, les critiques de même nature parues dans d’autres publications constituent d’autres preuves : articles de La Gazette de Varsovie du 1er février 1928, de La Revue d’Apologétique de juin 1929 ou du quotidien également catholique La Croix du l5 juin 1930 [16] ou ceux de la Revue internationale des sociétés secrètes sur lesquels nous reviendrons. De même, le symbolisme rotarien, la roue dentée à six rayons et vingt-quatre dents et un moyeu avec son trou de clavette, les couleurs du drapeau rotarien (fond blanc : pureté, sincérité, or : amitié, car de même qu’elle a subi l’épreuve du feu, nous trouvons dans le Rotary des amis éprouvés, bleu : esprit de service car comme le ciel entoure la terre, l’esprit de service anime le Rotary) sont évidemment comparés au symbolisme maçonnique.
    La brochure dénonce également les ambitions sociales du Rotary et son organisation internationale. L’action du Rotary féminin [17] l’est également (“La “soeur” soroptimiste ne nous sédatif pas beaucoup plus que le “frère” rotarien”) ainsi que son action en direction de la jeunesse : “Nous connaissons les Pupilles des Loges, nous avons les Pupilles du Rotary. (…) Nous avons les camps de vacances rotariennes où les camps comprennent comprennent un jeune homme par nation. (…) un jeune homme par district de la planète, quelle magnifique salade : un chinois confucianiste, un américain de l’Ordre de Molay [18], un danois pratestant, un français catholique - quelle aubaine - un jeune patagon, adorateur du feu, un juif syrien, ah le bel organe invertébré pour la “formation” de la jeunesse." [19] Ce travail de dénonciation se termine par une vive critique des prises de positions pacifiste du Rotary, accusé d’antimilitarisme et par une conclusion affirmant : “Le Rotary n’est pas un mouvement professionnel, n’est pas un club amical d’hommes d’affaires. C’est une entreprise pseudo-religieuse, philosophique et morale” [20].
    C’est en fait le principe de neutralité et de fraternité en dehors de toute dimension religieuse qui est ici reprochée. L’accusation portée est celle d’indifférentisme mettant toutes les religions ou révélations sur un même pied d’égalité. Il est facile de glisser alors vers la maçonnerie,
    Ces critiques ne restèrent pas confinées à quelques cercles étroits, Le 4 février 1929, le Vatican prend officiellement position et interdit aux prêtres de faire partie du Rotary [21]. Le 23 janvier 1930, les évêques espagnols affirment : “Que les fidèles se gardent de donner leur nom de telles sociétés”. En France, le 21 juin 1929, l’archevêque de Bordeaux reprend la décision des évêques espagnols. Son texte est reproduit dans plusieurs Semaines religieuses [22]. En juin 1930, les évêques de Hollande affirment : “Nous estimons de notre devoir d’affirmer bien nettement que l’affiliation au Rotary n’est pas permise à un catholique.” La brochure de la FNC reproduit évidemment, en épigraphie sur sa couverture, de telles citations ! On remarquera quand même les nuances entre ces textes : celui du Vatican ne vise que les prêtres, ceux d’-Espagne et de Hollande visent tous les catholiques. D’autre part, l’accusation de collusion avec la franc-maçonnerie n’y apparaît pas directement. Mais cette çampagne sera à l’origine de démission dans certains clubs français : à Angers, à Boulogne sur Mer où les deux fondateurs démissionnèrent, à Dunkerque, Chartres, Amiens [23]…
    Ces positions furent -celles de J’EgJise. Mais aux franges de celle-ci, des minorités bruyantes s’occupèrent d’amplifier encore ces déclarations. C’est principalement le cas de la Revue internationale des sociétés secrètes (RISS) de Mgr Ernest Jouin. Ce prélat, décédé en 1932, n’était nullement un marginal dans l’Eglise. Voici comment le décrit Emile Poulat, l’un des grands sociologues du catholicisme français : “Personnalité marquante et unanimement respectée, dont l’œuvre et l’action ont été louées et encouragées par Benoît XV et Pie XI, qui le nommèrent l’un prélat domestique et l’autre protonotaire apostolique, dont les funérailles furent présidées par le cardinal. Verdier et la biographie préfacée par Dom Cabrol, et dont on a pu proposer à Rome en 1957 la cause de béatification ” [24]. La RISS fut publiée de 1912 à 1939. Élément de l’intégrisme catholique, elle dénoncera inlassablement tous les ennemis de l’Eglise, unis au sein du complot judéo-maçoünique, en publiànt dè multiples documents à leur sujet afin de mieux les connaître pour mieux les combattre. Au premier rang des ennemis, se trouvent les Juifs [25], les francs-maçons, mais aussi les modernistes, au sens catholique du terme, et pêle-mêle, les nudistes, les ésotéristes, les partisans de la crémation des corps, les démocrates-chrétiens, les jésuites, les scouts, les rotariens… Si l’ensemble. laisse aujourd’hui le lecteur perplexe, la qualité de la documentation publiée par la RISS est réelle.
    C’est en travaillant sur la collection de cette revue, adversaire acharnée du scoutisme, que j’y ai découvert les critiques et attaques contre le Rotary qui apparaissent à partir de 1929. Celles-ci sont d’aîlleurs assez sirmlaires, Il n’est pas rare que les articles dénonçant le scoutisme évoquent le Rotary et vice versa. Les nouveautés d’origine anglo-saxonne qu’ils constituent, leur aspect de tolérance universelle à l’écart des religions [26], leur appel aux hommes de bonne volonté vont nécessairement amener des comparaisons entre ces deux organismes, les rotariens étant évidemment ridiculisés en étant qualifiés de boy-scouts.
    “Il reste établi que le Rotary-Club a été crée par trois francs-maçons, qu’il s’est répandu de par le monde grâce à l’appui de la franc-maçonnerie, qu’il est actuellement dirigé par un comité de direction internationaL composé de membres inféodés à la Secte, qu’il propose à ses adeptes un code moral presqu’en tous points semblable à celui de la franc-maçonnerie, qu’il professe une soi-disant neutralité condamnée par l’Eglise” écrit la RSS dans un article intitulé “Rotary-club, Soroptimist-Club et franc-maçonnerie” [27]. Dès 1929, la RISS a publié une Petite chronique rotarienne donnant des échos de la vie des clubs français à partir de la presse locale" [28]. Et l’article s’achève sur une note ironique évoquant “le jour ou le Rotarisme, comine le Scoutisme, aura gagné la partie en Europe latine comme dans le monde anglo-saxon.” La RISS va régulièrement publier des informations attaquant le Rotary [29]. les avis favorables de la franc-maçonnerie à son sujet, l’engagement des rotariens à appuyer-les organismes internationaux tels le Bureau international du travail ou la Banque des règlements internationaux constituent à chaque fois des preuves supplémentaires de l’action maçonnique au sein du Rotary. Qu’un ouvrage paraisse quelque part dans le monde pour dénoncer le Rotary, la RISS en rendra compte [30]. Et quand le Cercle Ernest Jouin donne des conférences sur la franc-maçonnerie, le Rotary est évidemment étudié [31]. Les articles de la RISS contre le Rotary seront rassemblés en une brochure.
    Le parallélisme des raisonnements de la RISS sur le scoutisme et le Rotary est frappant. Pour elle, ces deux institutions ont été fondées par des francs-maçons” [32], voulant agir de manière indirecte. Dans les deux cas, il s’agît d’organismes venus des pays anglo-saxons et protestants, organisés au plan international sans référence religieuse explicite. Il ne peut donc que s’agir de machines de guerre contre l’Eglise, d’éléments du complot antichrétien, ourdi depuis des sièges dans l’ombre par ses ennemis : les juifs, les francs-maçons, les protestants. Claude Malbranke publie d’ailleurs dans son livre [33] un autre document faisant apparaître le parallélisme scouts-Rotary. Il s’agit d’une note affirmant que “l’opération la plus insidieuse et la plus réussie de la franc-maçonnerie est le Rotary. Les jamboree [34] des scouts et le Rotary s’abritent sous la formule de la tolérance, vertu, cardinale du, vocabulaire maçonnique, pour servir.. de paravent au zèle infernal que les papes ont condamné et dénoncé dans les sociétés secrètes. Le Rotary-Club et beaucoup d’autres chausse-trappes sont des émanations directes en vue du noyautage de l’Eglise et de sa destruction. Rotary (rouage=roue) pour la mécanique d’encerclement de l’Eglise par l’union de toutes les religions et irreligions, pour la moraLe et la spiritualité.”
    2) 1940-1944 : l’interdiction du Rotary-Club et l’action des services de police antimaçonnique
    Toutes ces critiques, pour désagréables qu’elles soient, n’avaient pas de conséquences graves. La défaite de la France en juin 1940 et l’avènement du gouvernement de Vichy créent une situation très différente et ouvrent une période difficile pour le Rotary. L’un des premiers actes du nouveau gouvernement est de promulguer dès le 13 août 1940 une loi interdisant les sociétés secrètes. Ce texte interdit les obédiences maçonniques, oblige les fonctionnaires à signer un engagement sur l’honneur selon lequel il ne sont pas francs-maçons, révoque ceux qui le sont. A partir de 1941 et jusqu’à 1944, les noms des dignitaires francs-maçons sont publiés au Journal officiel. 34 000 noms sont ainsi publiés. Selon Claude Malbranke, seuls 31 rotariens apparaissent dans ces listes [35]. La répression frappe directement les francs-maçons, symboles d’un système politique et de valeurs honnis par Vichy.
    Le Rotary est également interdit mais sur des bases différentes. En effet, dès le 28 août 1940, une ordonnance militaire allemande a interdit en zone occupée l’activité de toutes les associations, la formation de nouvelles associations ainsi que les uniformes et pavoisement, Les scouts semblent directement visés par ce texte, powant être soupçonnés d’activités paramilitaires. Mais il est également possible que ce texte ait permis l’interdiction d’activité du Rotary en zone occupée. De nombreux clubs (Bayonne, Besançon, Boulogne…) sont l’objet de perquisitions dès l’arrivée des Allemands, une interdictiond’activitésétantmêmenotifiéà certains (Blois, Lorient…) [36] Ce qui n’empêche toutefois pas certains clubs de se réunir.
    Le danger vient aussi du côté du gouvernement français. Pour combattre la franc-maçonnerie, un service de police spécialisée, le Service des sociétés secrètes (SSS) a été mis en place sous la direction du capitaine de frégate Robert Labat. De plus, à ses côtés, oeuvrent dans le même domaine d’autres services directement liés aux Allemands [37]. Le SSS pourchasse les francs-maçons, dresse des fiches, fait des enquêtes, exploite les lettres de dénonciations. Mais il n’hésite pas à s’intétesser à beaucoup de monde. C’est ainsi que son service de documentation de Paris prévoit un important plan de classement de ses archives où l’on retrouve en 8e la jeunesse (patronages, auberges de jeunesse, scouts) et en 11e la Libre Pensée, le Rationalisme et le Rotary [38]. Mais on y trouve aussi l’àrmée, l’Eglise catholique, les gaullistes, les communistes, la Société Théosophique ou les groupes druidiques ! C’est bien le propre des états totalitaires de ficher et de surveiller toutes les activités sociales, surtout celles qu’ils ne contrôlent pas directement.
    Lors de ses interrogatoires à la Libération, Robert Labat devait déclarer A propos du Rotary : ”Je sais que cette organisation mondiale est d’inspiration anglo-saxonne et fortement imprégnée d’esprit maçonnique, non que la plupart de ses membres soient pfrancs-maçons mais la plupart de ceux qui occupent des postes élevés. Cette orgamsation sert indiscutablement à collecter des renseignements économiques, au moins… [39]”. Lors de son procès, il affirmera “Le Rotary-Club est une filiale de la franc-maçonnerie.” Jean de Verchère qui lui a succédé à la tête du SSS en octobre 1942 affirme le contraire : “Mais non ! J’ai des amis qui en sont ! La vérité, c’est que les Allemands prescrivaient de s’intéresser à tout, au Rotary, aux cartomanciennes, aux diseuses de bonne aventure !…” [40]
    Certes, les Allemands s’întéressaient au Rotary. Un document produit lors du procès prouve leur intérêt pour votre club. Il s’agit d’une note du chef de SSS de zone Nord, Jacques de Boistel, au chef du SSS à Vichy, datée du 16. décembre 1943, signalant que les. Allemands. ont demandé une enquête générale sur le Rotary [41]. Mais le SSS n’a pas besoin de leurs instructîons. Une autre note du SSS également produite lors du procès précise : ”Rotary-Club : Faire une enquête régionale sur le Rotary-Club, sur lequel ont est très mal renseigné et au sein duquel semble exister une certaine activité maçonnique. Cette enquête doit être faite pour information et non pas d’une façon agressive.” [42]. Et dans un rapport de juin 1942, le délégué du SSS pour l’Algérie note que ”la franc-maçonnerie de haut luxe, Le Rotary, continue à poser ses pions un peu partout et particulièrement dans la Légion (Française des Combattants) où leur influence Leur ménage les postes de commande. Seul le décret de dissolution nous débarrassera de cette pieuvre anglo-saxonne. “ [43]
    La propagande se déchaîne contre le Rotary. Au Pilori, hebdomadaire parisien violemment antisémite, spécialisé dans la délation, dénonce régulièrement le Rotary-Club, création anglo-saxonne et franc-maçonne. Le 1er octobre 1942, Au Pilori titre “Vichy capitale maçonnique ? Où le Rotary-Club remplace le Grand-Orient”. La conclusion est la suivante : “Tant que l’on permettra à ces messieurs de se réunir impunément et de conspirer ouvertement contre la sûreté de la France révolutionnaire, le relèvement de notre pays restera compromis et son intégration Eoyale dans l’Europe nationale-socialiste restera lettre morte.” [44] En avril 1942, la revue officielle Les Documents maçonniques créée peur dénoncer et stigmatiser l’action des francs-maçons publie un grand tableau sur deux pages : ”Comment 50 000 francs-maçons actifs imposaient leur volonté à des millions de français au cours de leur vie politique, professionnelle, familiale et sociale”. Dans la partie “cercles d’influence économiques”, le Rotary-Club et le Soroptimist-Club figurent en bonne place [45].
    Dans ses mémoires, Henri Du Moulin de Labarthète, directeur de cabinet du maréchal Pétain, note qu’en mars 1941, un décret constata la nullité de plusieurs associations maçonniques. “J’intervins, de justesse, pour faire mettre hors de cause les membres du Rotary, dont l’a@liation à la franc-maçonnerie n’était qu’une assez pauvre fable entretenue par de mauvais plaisants…” [46] Mais on ne peut pas ne pas noter une curieuse coïncidence : le 9 février 1941, soit juste avant la promulgation de ce décret, l’amiral Darlan est devenu vice-président du Conseil. Or, il est lui même rotarien. Ses adversaires politiques, au premier rang desquels figure Pierre Laval, le savent et voudrait bien en déduire une affiliation maçonnique [47].
    La situation du Rotary en Belgique donne quelques raisons de croire à une intervention en faveur du Rotary en France. Le Rotary de Belgique est officiellement interdit par une ordonnance du commandement militaire allemand le 24 août 1941. Or, les organisations interdites avec lui sont celles qui sont visées dans le décret français de 1941, avec le Rotary en plus. Leurs biens sont saisis, leur presse interdite [48]. Certains extrémistes, comme le délégué du SSS pour l’Algérie ont manifestement souhaité en France une interdiction explicite du Rotary.
    L’après-guerre
    Alcrs que l’on pouvait penser qu’une page était définitivement tournée avec la fin de la seconde guerre mondiale, le 20 décembre 1950, le Saint-Office publiait un nouveau décret rendu public le 11 janvier 1951. Celui-ci dispose que “les clercs n’ont pas le droit de s’inscrire à l’association Rotary-CLub ni d’assister à ses réunions. Quant aux laïques, il faut les exhorter à obéir aux prescription du Canon 684 du Code de droit canon”. [49] L’Osservatore Romano, le quotidien officieux du Vatican, commente ainsi cette décision dans un article le 27 janvier 1951 : “La directive donnée par le Saint-Office apparaît justifiée d’une façon générale par l’esprit laïque et areligieux qui caractérise le Rotary, (…) Il appartient à la clairvoyance de ceux qui ont l’honneur de diriger spirituellement les fidèles, c’est à dire aux évêques, de décider si pratiquement, dans leur propre diocèse, le Rotary doit être considéré comme une ssociation “suspecte”. Il est clair que là où le soupçon existe, les évêques doivent exhorter les catholiques à ne pas appartenir au Rotary.” [50] A Lille et à Saint-Omer, des prêtres rotariens, fils disciplinés de l’Eglise, démissionnent en faisant part de leur amertume [51]. On doit quand même noter qu’il existait déjà en France avant 1939 des ecclésiastiques membres du Rotary. Le cas le plus connu est celui de Mgr Rémond, évêque de Nice, membre d’honneur du club local [52].
    Le concile de Vatican II (1962-1965) qui marque une étape historique dans l’évolution de l’Eglise qui montre sa volonté d’ouverture au monde va aussî marquer la fin de la défiance envers le Rotary. l.e 14 juin 1979, le Pape Jean-Paul II recevait au Vatican une délégation du Rotary International à l’occasion de son 70e anniversaire. Il devait déclarer à cette occasion : “Chers amis du Rotary, suivant l’exemple de mon prédécesseur Paul VI, je suis heureux de souhaiter cordialement la bienvenue aux membres du Rotary International. (…) Que Dieu soutienne le Rotary-International dans la noble cause qu’il fait sienne : servir l’humanité qui est dans le besoin” [53] On est bien loin des dénonciations de 1929 et 1951.
    Certains évidemment s’en désolent [54] et continuent à produire des dénonciations du Rotary-Club. C’est essentiellement le cas des intégristes catholiques etparticulièrement celui de la revue Lectures Françaises fondée en 1957 par Henry Coston. Régulièrement, le sujet revient. En octobre 1997, ce mensuel consacrera huit pages et sa couverture aux clubs-service sous le titre ”Les clubs ne sont pas sans danger !” On y retrouve toute l’argumentation précédemment développée et même les références des articles de la RISS d’il y près de soixante dix ans sur le sujet [55] ! Ce dossier avait été publié à l’occasion de la parution du livre d’Adrien Loubier Le clubisme et les clubs.
    En un peu plus de cent pages, celui-ci retrace l’histoire des clubs-service en France et reprend toutes les critiques anciennes. Fidèle au passé, il continue le parallèle avec le scoutisme (p 25 : “la fraternité des membres entre eux, dans une espèce de définition quelque peu “boy-scout” que les membres appeLlent l’esprit “rotarien” ou p 43 “Enfin, mentionnons l’esprit “boy-scout”qui parait commun à l’ensemble de ses Clubs et qui est lui aussi très naturaliste [56]. (…) Il est évident que c’est le risque de l’altruisme et de la bienfaisance coupées de leur vraie racine, que de tomber dans le travers de la “BA-petit scout” dont le naturalisme tranche jusqu’au ridicule par contraste avec le vrai mobile qui réunit des hommes d’affaires pour la prospérité des dites affaires.” Pour ces milieux, l’évolution de la position de l’Eglise vis-à-vis du Rotary est évidemment une preuve supplémentaire de son évolution néfaste depuis Vatican II. Le numéro de février 2000 de Lectures Françaises continue imperturbablement dans le même sillon et polémique avec un de ses lecteurs rotariens sur la question de l’origine maçonnique du Rotary.
    D’autres milieux catholiques prolongent cette campagne. L’Action Familiale et Scolaire a ainsi publié en 1994 en annexe à une publication Petite chronique maçonnique un document intitulé “La vraie nature du Rotary” [57]. On trouve sans surprise l’accusation de morale sans transcendance et de démarche protestante, d’inspiration kantienne, selon laquelle la morale est fondée sur la conscience. Et la conclusion sans surprise est : le Rotary est un club d’essence maçonnique.
    Quel a pu être l’influence de tous ces discours de dénigrement dans le grand public ? Il en reste manifestement quelque chose dans l’inconscient collectif. Ouvrons un ouvrage aussi répandu que le Quid. L’article consacré au Rotary [58].Le décret du Saint-Office de 1951 y est mentionné ainsi que le discours de Jean-Paul II de 1979. Des ouvrages consacrés aux sociétés secrètes classent dans cette rubrique le Rotary … mais aussi le scoutisme [59].
    Quelle conclusion tirer de cette étude des critiques et oppositions au Rotary et au scoutisme ? J’y vois surtout une réelle difficulté d’adaptation à la France des années 20 et 30 de nouveautés d’origine anglo-saxonne sans attache religieuse précise, plutôt déiste, ouvertes à tous. Des attaches maçonniques dans l’origine du scoutisme et du rotarisme, probablement plus pour ce dernier [60] expliquent les réticences des milieux catholiques, très largement dominant en France durant longtemps [61]. L’engagement international du Rotary comme du scoutisme constituèrent également des freins dans ces milieux. La faculté de certains catholiques à déceler des complots partout, leur obstination à expliquer toute évolution sociale comme une conséquence de l’action des forces obscures. Enfin, ces oppositions démontrent la difficulté d’avoir une action altruiste sortant des cadres habituellement admis.
    P.-S.
    PS : les annexes ne sont pas reprises ici.
    Notes
    [1] Epiphanus Maçonnerie et sectes secrètes : le côté caché de l’Histoire, Publications du Courrier de Rome, 1999, 672 pages. Gigantesque fresque du complot ourdi depuis la nuit des temps par la gnose antique, la Cabale juive, les Rose-Croix, la franc-maçonnerie, les Illuminés de Bavière, Saint-Yves d’Alveydre, le socialisme, le communisme, les juifs, la Société Théosophique, René Guénon, les Nations-unies, le New-Age, la Trilatérale … et quelques autres. Le Rotary et les clubs-service y sont modestement dénoncés comme des “sociétés secrètes inferieures”, p 549-550. L’ouvrage est préfacée par Henry Coston, l’un des responsables de la chasse aux francs-maçons durant l’Occupation et auteur de nombreux ouvrages très documentés sur “le dessous des cartes”.
    [2] Très peu de travaux d’histoire ont jusqu’à présent été consacrés à l’histoire du Rotary-Club. Le catalogue Opale-Plus de la Bibliothèque nationale de France n’en fait apparafîre que deux : celui de Claude Malbranke et celui de Marc Levin Histoire et histoires du Rotary, imprimerie Bosc frères, Oullins, 1995. Dans le genre pittoresque, Pierre Geyraud a consacré deux pages aux Rotariens dans Les sociétés secrètes de Paris, éditions Emile-Paul Frères, 1938, p 84-85.
    [3] II n’est pas possible d’envisager ici l’histoire de ce club. Remarquons simplement qu’il jouera un rôle certain dans l’histoire du féminisme français. Voir Christine Bard, Les filles de Marianne, histoire des féminismes, 1914-1940, éditions Fayard, 1995, p 420-421. Nombre de ses membres seront des militantes en faveur du droit de vote des femmes. La branche féminine du Rotary est en fait apparue en 1924 avec la création en Grande Bretagne de l’Inner-Wheel, club féminin regroupant des femmes qui avaient pris des responsabilités du fait de la guerre de 1914-1918 ainsi que des épouses et des veuves de rotariens. Un club Inner-Wheel est implanté à Douai depuis 1984. La Voix du Nord, édition Douai, 15 mars 2000.
    [4] Claude Malbranke, op. cité, p 50 et 60.
    [5] Voir son historique dans Nord-Eclair, édition Douai, 15 mai 1998.
    [6] Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire, Histoire religieuse de la France contemporaine, tome 2, éditions Privat, 1986, p 286-287.
    [7] Selon Corinne Bonafoux-Verrax qui vient de soutenir une thèse remarquée La Fédération Nationale Catholique, 1924-1940, IEP de Paris, 1999. Recension par Xavier Boniface dans la Revue d’histoire de l’Eglise de France nº 214, janvier-juin 1999, p 215-217. Je n’ai malheureusement pas pu consulter ce travail.
    [8] Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire, op. cité, p 287-288
    [9] La franc-maçonnerie, ce qu’elle est, ce qu’elle n’est pas, FNC, sd (1932), par Verax. Sous ce pseudonyme, se dissimulait Jean Marquès-Rivière, homme de lettres, spécialiste de la spiritualité hindoue, franc-maçon de la Grand Loge de France ayant rompu la maçonnerie, devenu spécialiste de la lutte antimaçonnique. Verax publiera de nombreux articles antimaçonniques dans La France catholique. Durant l’Occupation, il verse dans la collaboration extrême, devenant rédacteur en chef de la revue officielle Les Documents maçonniques et réalisateur en 1943 le film Forces occultes dénonçant la franc-maçonnerie. A la Libération, il s’enfuit à l’étranger et sera condamné à mort.
    [10] Les filiales de la franc-maçonnerie, la Ligue des Droits de l’Homme, ses cadres, ses sections, FNC, anonyme, sd, (1934).
    [11] A.G Michel, La France sous l’étreinte maçonnique, FNC, sd, (1935). Voir annexe I. Ce livre apparaît comme un développement de la brochure du même auteur de 1924 La dictature de la franc-maçonnerie sur la France qui n’évoquait pas, elle, le Rotary-Club. Ce livre d’AG Michel aura une seconde édition en 1945. Selon le catalogue BNF Opale-Plus, cet auteur a également publié en 1924 une brochure anticommuniste La révolution par le communisme, ses debuts, Russie… France… ?
    [12] Cotée 4- R Pièce- 3209 à la Bibliothèque nationale de France. Le catalogue BNF-Opale Plus donne la date du 10 juillet 1936, probablement pour le dépôt légal de cette brochure. Voir annexe 2.
    [13] Faut-il donc considérer Marquès-Rivière comme l’auteur de ce pamphlet ? Dans son livre L’organisation secrète de la franc-maçonnerie, éditions Baudinière, 1935, il signale, p 178, le Rotary-Club comme un groupement professionnel de la franc-maçonnerie.
    [14] Les Catholiques et le Rotary, op. cité, p 7. Un parallèle pourrait être dressé entre le code moral du Rotary et la loi scoute.
    [15] Les Catholiques et le Rotary, op. cité, p 11.
    [16] L’article écrit à propos d’un congrès du Rotary suisse : “Une motion protestant contre la persécution soviétique ayant été présentée, la majorité de l’assemblée refusa de la voter. Il ne fallait pas déplaire à Staline”…
    [17] L’1nner-Wheel est- manifestement inconnu par les critiques français du Rotary. Ceci s’explique probablement par le fait que ce club ne doit, à cette époque, qu’exister en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Ce n’est qu’en 1967 qu’il s’organise au plan international.
    [18] Association paramaçonnique de fils et de filles de francs-maçons aux Etats-Unis.
    [19] Les Catholiques et le Rotary, op. cité, p 21- 22
    [20] Les Catholiques et le Rotary, op. cité :, p 24.
    [21] Voir reproduction du texte latin des Acta Apostolicae Sedis, 6 février 1929, p 42 dans Claude Malbranke, op. cité, p 49. Texte en français dans la Revue internationale des sociétés secrètes nº 12, 24 mars 1929, p 298-299.
    [22] Mais la Quinzaine religieuse de Savoie nº 29, novembre 1929, autorise les catholiques de la région à s’affilier au Rotary.
    [23] Claude Malbranke, op,cité, p 48-50.
    [24] Emile Poulat, Intégrisme et catholicisme intégral, éditions Casterman, 1969, p 282.
    [25] La RISS joue un rôle de tout premier plan dans l’introduction en France, à partir de 1920, du célèbre faux antisémite Les Protocoles des Sages de Sion, ouvrage décrivant le complot juif mondial pour ruiner le monde chrétien. Mgr Jouin publiera de multiples études pour prouver l’authenticité de cet ouvrage, fabriqué en fait par la police politique du tsar de Russie au début du siècle. Voir Norman Cohn, Histoire d’un mythe, la conspiration juive et les Protocoles des Sages de Sion, éditions Gallimard, réédition Folio Histoire, 1992 et Pierre-André Taguieff, Les Protocoles des Sages de Sion, Faux et usages d’un faux, deux volumes, éditions Bers international, 1992.
    [26] Baden-Powell, le fondateur du scoutisme est anglican. La méthode scoute se réfère à Dieu, qu’elle veut faire découvrir aux jeunes. Celui-ci n’est toutefois pas celui de telle ou telle religion. Il existe donc des scouts de toutes confessions religieuses. En Grande-Bretagne, la Boy-Scouts Association n’est liée à aucune religion. Des représentants de chaque grande religion lui sont attachés. En France, par contre, les associations scoutes se sont créées sur des bases strictement confessionnelles : association de scouts protestants, catholiques, juifs…
    [27] RlSS nº 15, 1º-15 aoQt 1935, p 504-508. L’article est signé Jacques de Boistel que l’on retrouvera sous l’Occupation comme chef du Service des sociétés secrètes pour la zone Nord à partir d’octobre 1942. Voir annexe 3.
    [28] RSS nº-5, 3 février 1929, p 134-1:43, avec des échos des activités des clubs de Dijon, Perpignan…
    [29] RSS nº6, 15 mars 1933, nº13, 1er juillet 1933, 1er février 1934, nº8, 15 avril 1935, nº9, 1er mai 1935, nº10, 15 mai 1935, nº11, 1er juin 1935, nº12, 15 juin 1935.
    [30] RlSS, partie judéo-occultisme, n°7, juillet-août-septembre 1932, p 152 : “Los Rotarios, sus tendencias en el orden social, moral y religioso, par Felipe Alonso Bàreena (éditions Razon y Fe, plaza de Santo Domingo, 14, Madrid). Nrous ne connaissons pas de meilleure critique de ce type d’infiltration maçonnique qu’est le Rotary-Club”.
    [31] Ligue Franc-catholique, Vérités sur la pane-maçonnerie, "recueil de conférences données par le Cercle Ernest Jouin, 1º série, 1934. p 165 : ” Le Rotary-Club, né de pères maçons et dont les tendances sont à la fois agnostiques et internationalistes, qui ne se compromette pas dans une action purement maçonnique, mais prépare le terrain et sert de champ de recrutement ou, si l’on veut d’antichambre.” Le texte renvoie à la RISS du 15 mars 1933.
    [32] Tant pour le scoutisme que le Rotary, il est remarquable de constater que dans les deux cas, la qualité, réelle ou supposée de franc-maçon de leur fondateur respectif est régulièrement évoquée. Voir Daniel Ligou, Dictionnaire de la pane-maçonnerie, Presses universitaires de France, 1987. P 1043, il signale que “Bien que le Rotary ait eté fondé en 1905-par un père américain, Paul Haras, de Chicago, il n’a aucun rapport avec la franc-maçonnerie.” p 1094-1095 ; il évoque le scoutisme et qualifie de “légende solidement établie” l’appartenance maçonnique de Baden-Powell. Il est en tout cas intéressant, de noter qu’un tel ouvrage de référence sur le franc-maçonnerie contient des articles sur le Rotary et le scoutisme !
    [33] Claude Malbranke, op. cité, p 50-52.
    [34] Réunion mondiale des scouts tous les quatre ans dans un pays différent.
    [35] Claude Malbranke, op. cité, p 50.
    [36] Claude Malbranke semble voir dans les mesures de perquisitions ou d’interdiction des Rotary l’effet de la loi du 13 août 1940. Il me semble plutôt qu’il faut y voir, au travers des témoignages qu’il a rassemblés, une initiative propre des Allemands. Aube parallèle avec les scouts : dès leur arrivée, les Allemands font entreprendre par les préfets un recensement des groupes scouts dans toutes les communes de zone nord.
    [37] Il y a en fait en 1942 pas moins de cinq services différents de police antimaçonnique à Paris, français et allemands. Voir Pierre Chevalier, Histoire de la franc-maçonnerie française, éditions Fayard, 1975, tome 3, p 342. ”Dominique Rossignol, Vichy et les francs-maçons, éditions JC Lattès, 1981, p 146.
    [38] Dominique Rossignol, Vichy et les francs-maçons, éditions JC Lattès, 1981, p 146.
    [39] Interrogatoire de Robert Labat, 15 février 1945 ; Cité par Lucien Sabah dans son livre documenté et foisonnant, Une police politique de Vichy, le Service des Sociétés Secrètes, éditions Klinsieck, 1996, p 176. Le procès du SSS se déroulera du 25 novembre au 5 décembre 1947. Robert Labat est condamné aux travaux forcés A perpétuité, à la confiscation de se biens, à la dégradation nationale et est déchu de l’ordre de la Légion d’Honneur. Il meurt au camp d’internement de Noé le 14 septembre 1947 lors d’une tentative d’évasion. Sa mort déclenchera une révolte de tous le camp, la capture des gardiens et l’évasion de 50 prisonniers politiques. A ses côtés, avaient comparu lors de son procès d’autres personnes déjà évoquées dans cette conférence : Jacques de Boistel, (15 ans de travaux forcés), Jean de Verchères, (15 ans de travaux forcés), Bernard Fay (travaux forcés à perpétuité), Robert Vallery-Radot, (en fuite), tous deux dirigeants des Documents maçonniques. Jean Marquès-Rivière sera condamné à mort lors d’un autre procès le 1er juin 1949.
    [40] Paris-Presse, 29 novembre 1946 cité par Dominique Rossignol, op. cité, p 156.
    [41] En Allemagne, le Rotary a été interdit à partir de 1937. Dès 1932, la presse nazie y dénonce l’influence juive. Voir Claude Malbranke, op. cité, p 29-35.
    [42] Lucien Sabah, op. cité, p 176 pour ces deux notes.
    [43] Lucien Sabah, op. cité, p 109 et p 127.
    [44] Voir d’autres exemples de celle littérature dans Claude Malbranke, op. cicé, p 53, p 381-382.
    [45] Curieusement, Claude Malbranke, op. cité p 46, affirme que le Rotary n’est pas mentions dans cette liste alors qu’il figure bien.
    [46] Henri Du Moulin de Labarthète, Le temps des illusions, souvenirs, (juillet 1940-avril 1942), A l’enseigne du Cheval ailé, Genève, 1946, p 278. Ouvrage qualifié par l’historien américain Robert O. Paxton, l’un des grands spécialistes de Vichy de “livre aussi tendancieux qu’agréable”. Du Moulin fait plusieurs erreurs dans ce passage. Le décret est du 27 février 1941 et non de mars 1941. Il interdit la Grande Loge Nationale Indépendante, le Droit Humain et la Société Théosophique. D’autre part, le Grand-Orient et la Grande Loge de France ont été interdit dès le 19 août 1940 et non pas en mars 1941 comme il l’écrit. On peut donc se demander à la lecture de ce texte si l’interdiction du Rotary ne figurait pas dans le projet initial du décret du 27 février 1941.
    [47] Voir Claude Malbranke, op. cité p 336-337 pour l’activité rotarienne de l’amiral Barlan au sein du club de Saint-Malo. Pierre Chevalier, op. cité, p 357-358 reprend à L’Histoire de la collaboration de Saint-Paulien la description de l’entrevue en mars 1942 entre Laval et Henry Coston, dirigeant du Centre d’action et de documentation, l’un des cinq services anti-maçonniques. Laval veut à tout prix que Coston trouve un document prouvant que Darlan est franc-maçon. Son appartenance au Rotary est un début de preuve qu’il cherche à compléter.
    [48] Voir Claude Malbranke, op. cité, p 42.
    [49] Voir La Documentation catholique nº 1087, 28 janvier 1951, colonnes 69-70. Le canon 684 dispose : “Il faut encourager les fidèles à faire partie des associations érigées par l’Eglise ou du moins recommandées par elle. Qu’ils évitent, au contraire, les sociétés secrètes condamnées séditieuses, suspectes ou celles qui s’efforcent de se soustraire à la légitime surveillance de l’Eglise”.
    [50] La Documentation catholique, nº1088, 11 février 1951, colonnes 128 à 136. Claude Malbranke, op. cité, p 58.
    [51] Claude Malbranke, op. cité, p 57 et p 338-339.
    [52] CIaude Malbranke, op. cité, p 50 et p 255.
    [53] La Documentation catholique, nº1768, 15 juillet 1979, citée par Adrien Loubier, Le clubisme et les clubs, éditions Tradiffusion, Bulle, 1996. Le texte de cette brochure est d’abord paru en plusieurs parties dans le bulletin Sous la Bannière nº59, mai-juin 1995, nº 60, juillet-août 1995 et nº 62, novembre-décembre 1995.
    [54] Epiphanus dans Maçonnerie… op. cité, p 549, évoque même l’appartenance de Jean-Paul II au Rotary et se désole de la présence parmi les rotariens italiens de cinq cardinaux, dix archevêques, dix-neuf évêques et de nombreux prélats.
    [55] Voir annexe 4.
    [56] Et c’est sur la base de l’accusation de naturalisme qu’un procès fut intenté aux Scouts de France, en 1924, par les intégristes catholiques au Vatican, Quelques interventions judicieuses permirent d’éviter une condamnation du jeune mouvement.
    [57] Action Familiale et Scolaire nº104, décembre 1992 et nº113, juin 1994. L’AFS est issue des réseaux de l’Office international, mouvement catholique contre-révolutionnaire qui fit beaucoup parler de lui durant la guerre d’Algérie. Lectures Françaises nº 453, janvier 1995, a consacré toute une page de critique très favorable à cette publication.
    [58] Page 571 dans l’édition 1999.
    [59] Voir Christian Plume et Xavier Pasquini, Encyclopédie des sectes dans le monde, éditions Alain Lefeuvre, 1980, p 384-385 pour le Rotary et p 400 pour le scoutisme ; Jean-Pierre Bayard, Le Guide des sociétés secrètes, éditions Philippe Lebaud,1989, réédition 1997, p 205-208 pour les clubs-service et p 17 pour le scoutisme. D’autres ouvrages plus ou moins sérieux consacrés aux sociétés secrètes évoquent alternativement le scoutisme ou le Rotary.
    [60] Henry Coston, toujours très informé, affirme dans son Dictionnaire de la politique française, Publications Henry Cossa, tome 1, 1967, p 941, que l’un des plus actifs rotariens français et qui fut quelque temps gouverneur du Rotary français fut Ulysse Fabre, vénérable de la loge La Cité Future d’Orange. Claude Malbranke, op. cité, p 92-93, confirme son engagement maçonnique et rotarien. Il fut gouverneur du 49e district pour l’année rotarienne 1934-35.
    [61] On pourrait a contrario se demander quelle proportion représentent les protestants au sein du Rotary, eu égard à l’origine anglo-saxonne du club et l’importance de la réussite personnelle pour ceux-ci.
    par Thomas Delerm

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  15. "Sauvons les riches"

    Une quinzaine de militants du collectif "Sauvons les riches" ont fait irruption mercredi au Rotary Club à Paris (XVIe), où était reçu Jean Sarkozy, pour l'interpeller sur les inégalités sociales et lui remettre un diplôme de "fils à papa", ont constaté des journalistes de l'AFP.
    Portant pour l'occasion veste et costume ou robe élégante pour les femmes, ils ont pénétré à l'heure du déjeuner dans le pavillon Dauphine du Rotary Club.
    Lançant une sono qui diffusait la musique du feuilleton "Dallas", ils ont entouré la table d'honneur, où se trouvait Jean Sarkozy, fils de Nicolas Sarkozy et conseiller général UMP de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).
    Comme ils l'avaient fait le 2 avril pour le publicitaire Jacques Séguéla plusieurs membres du collectif, qui veut "soigner" les riches et les faire renoncer à "leur vie clinquante, vulgaire et tellement triste", avaient revêtu des blouses blanches.
    Ils ont interpellé Jean Sarkozy sur les inégalités de revenus et la condition des stagiaires.
    "Bien joué", leur a-t-il lancé, passé le premier moment d'effarement. "Je suis ravi de discuter avec vous".
    "Sur le fond, il y a des riches et des pauvres et il ne faut pas opposer les gens les uns aux autres", a-t-il estimé.
    Il a accepté le document intitulé "diplôme de "fils à papa", délivré par "l'université de Neuilly", avec "mention Balkany", mais n'a pu recevoir le "pack de retour sur Terre" (plan et tickets de métro, denrées alimentaires de base, livre sur les stagiaires) que lui avait préparé le collectif, en raison de l'ambiance houleuse dans la salle.
    Des convives ont laissé éclater leur indignation, certains tentant même de refouler de force les intrus, qui ont fini par quitter les lieux au bout d'environ un quart d'heure.
    "Sauvons les riches" soutient la revendication de la campagne Europe-Ecologie qui vise à instaurer un revenu maximal autorisé européen, de l?ordre de 30 fois le revenu médian, au-delà duquel les revenus seraient massivement imposés.

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  16. Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary

    Préface de Serge Halimi.
    Comme le titre l’indique, paru initialement en 1986, le livre de Hocquenghem est un pamphlet qui vise en particulier les intellectuels ralliés au pouvoir sous la gauche en 81. En effet, sous prétexte de pragmatisme, nombre d’entre eux ont troqué leurs hardes de révolutionnaires pour le costume de courtisan institutionnalisé par le pouvoir. C’est ainsi que l’on pourrait résumer cette Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary, œuvre d’un homme disparu prématurément à l’âge de 41 ans.
    Dès le départ, nous sentons en Hocquenghem un juge qui a refusé toute compromission, tout abandon des idéaux de mai 68. Oui, il y a chez cet auteur un besoin de refuser l’abjuration collective d’une utopie, parce que cette dernière n’est plus dans l’ère du temps. Un refus ferme qui se résume en un véritable acte morale.
    Pour Hocquenghem, le revirement, ou plutôt le reniement comme il l’appelle plus souvent, des héritiers de Sartre, qu’il s’agisse de Serge July, fondateur du journal Libération, ou d’André Glucksmann, intellectuel passé de l’apologie de la résistance devant l’autorité à l’appui sans faille du gouvernement mitterrandien, est un tel scandale qu’il ne pouvait agir autrement.
    Bref, l’entreprise de Guy Hocquenghem est démolition des hommes qui donnent une caution intellectuelle ou éthique au pouvoir quel qu’il soit. Mais pour cela, il sait qu’il doit faire preuve, non pas seulement d’un geste de bravoure, mais de style afin de bien montrer, par la beauté des mots et l’acuité de l’intelligence, la médiocrité crasse de ses adversaires : "moi, je crois au style, donc, d’une certaine façon à l’Art".
    Et il y parvient, n’hésitant pas à s’en prendre à Pascal Bruckner ou Bernard-Henry Lévy, dressant de chacun un portrait qui correspond encore aujourd’hui à celui connu par nos contemporains. C’est cela qui rend cet essai si important : la plupart des attaques concernent des individus qui détiennent encore le haut du pavé dans les journaux, dans l’édition et la télé. Son réquisitoire montre que, depuis le début des années 80, les choses n’ont guère changé, comme si l’intelligence était finalement recluse en France. Car, depuis la pamphlet de Hocquenghem, les ouvrages dénonçant la mainmise de quelques bélîtres sur le pouvoir intellectuel se sont succédés (je pourrais citer, par exemple, Les Piètres Penseurs de Dominique Lecourt).
    Heureusement, Guy Hocquenghem ne se contente pas de vitrioler des Bernard Kouchner, Brice Lalonde ou Régis Debray. Au fil des pages, des éléments d’explication apparaissent. Par-delà la veulerie, l’arrivisme ou le manque d’imagination de certains, Hocquenghem peut déclarer : "Ce n’est pas la droite, c’est le gauchisme qui a tué le parti communiste, et discrédité la gauche pendant dix ans après Mai 68, par un long travail de sape".
    Certes, l’acte de décès de la gauche remonte certainement plus loin. Tout d’abord, il y a l’orthodoxie du parti socialiste définie dès le début du XXème siècle par ses dirigeants européens tels que Karl Kautsky et Jean Jaurès. Pour ceux-ci, ils fallaient poursuivre la lutte des classes dans le cadre des institutions bourgeoises, c’est-à-dire dans le respect de la démocratie représentative (pour plus d’informations, je renvoie le lecteur au livre devenu introuvable de Karl Kautsky et intitulé Parlementarisme et socialisme, l’ouvrage comportant également une préface de Jean Jaurès).
    Face à cette opposition qui confinait au conservatisme, le communisme a pu apparaître comme la seule alternative sérieuse au système libéral. Or, il semble que le communisme a connu son déclin avec la mort de Staline.
    Donc, je ne crois pas que la génération des renégats, celle des gauchistes ralliés à la fin des années 70 au pouvoir, soit la seule responsable de la fin du parti communiste. Au contraire de Guy Hocquenghem, je pense même que le discrédit de la gauche a commencé avec la remise en cause du communisme soviétique par les intellectuels tels que Sartre. À ce moment-là, sans capacité de proposition de rechange, la gauche était condamnée à accepter ce qu’elle abhorrait, soit le capitalisme. D’où le gauchisme qui a seulement permis d’achever l’entreprise d’élimination du communisme, et puis tout ce discours anti-totalitaire qui se ramène, comme l’a bien compris Hocqhenghem, à l’acceptation des thèses libérales défendues depuis des décennies par Raymond Aron.
    Des hommes comme Guy Hocquenghem pouvaient apparaître bien seuls dans les années 80, et ils le sont, hélas, aujourd’hui encore. N’ayant guère d’autre projet politique qu’un anarchisme refusant à la fois l’autorité et le militarisme, Hocquenghem a toutefois suffisamment de force intellectuelle pour démontrer la vacuité propre au système et à ses thuriféraires.
    Je me sens en accord avec lui lorsqu’il condamne l’institutionnalisation de l’art représentée par Jack Lang, alors ministre de la culture sous Mitterrand. L’art est une douleur, et ne doit jamais choisir la facilité par un financement quelconque du pouvoir. Le danger pour tout artiste est de perdre contact avec la vie, de perdre l’inspiration.
    Enfin, je ne puis terminer ma chronique sans reconnaître le plaisir que j’ai ressenti à une telle lecture. Non seulement Guy Hocqhenghem écrit avec art, mais il a, comme il le confirme à plusieurs reprises dans cette Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary, un inépuisable sens de l’humour qui est le pendant de cette volonté sincère d’en découdre avec l’innommable.



    Thomas Dreneau

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  17. Le choc culturel des rotariens


    Ayant participé à INSTITUTE 2003 (Lugano) le mois dernier et à deux réunions CIP (Antibes en octobre et Paris en décembre) je vous livre quelques "faits saillants":

    Exposé par le Gouverneur Matheson D-2260 (traduction)

    Réflexions sur le choc culturel des rotariens dans le monde
    (INSTITUTE 2003 Lugano novembre 2003)

    J'ai essayé d'expliquer que ROTARY INTERNATIONAL est pour beaucoup de rotariens en Europe autre chose qu'une organisation humanitaire et que ma crainte est de démotiver des membres si l'objectif est centré sur l'activité humanitaire.
    Alors qu'une culture "collecte de fonds" est rependue aux USA et des parties de l'Orient pour les activités humanitaires et religieuses elle est moins dominante en Europe, en particulier dans les pays nordiques. La raison principale de cette différence est que les activités humanitaires en Europe sont financées par les impôts des citoyens.
    Même s'il est autorisé de déduire certains frais de charité à la déclaration d'impôts la majeure partie des frais humanitaires est financée par l'Etat. Autrement dit le modèle américain donne la possibilité aux citoyens d'orienter l'aide humanitaire alors que le modèle européen confie aux pouvoirs publics de coordonner les activités humanitaires sauf pour aides ponctuelles mineurs.
    Le contribuable européen ayant versé une partie considérable de ses revenus au fisc a le sentiment d'avoir largement contribué aux frais humanitaires de l'Etat. Pour les rotariens européens il est difficile d'admettre que la majeure partie de ce séminaire est consacré à l'activité humanitaire du Rotary et à, la "collecte de fonds" (contribution de US§ 100 par rotarien pour Polio+ et US§ 100 par rotarien en moyenne chaque année pour autres contributions)
    Cette orientation peut donner l'impression que le ROTARY serait avant toute une organisation humanitaire. Ceci me paraît dangereux. Sans aucun doute la ROTARY FOUNDATION livre une aide fantastique chaque jour à ceux qui en ont le plus besoin. Pour l'éradication de la Polio et d'autres projets ambitieux nous sommes fiers de faire partie du ROTARY. Nous serons probablement fiers aussi à l'avenir car il y aura toujours des besoins à remplir le tout dépendant des ressources que nous serons capables de mobiliser. Hors ce n'est pas le côté humanitaire qui nous attire des nouveaux membres dans plusieurs des pays d'Europe. Une orientation trop forte vers des activités humanitaires peut au contraire démotiver des membres existants et des futurs membres potentiels. Certains peuvent penser que le ROTARY est tout simplement une parmi plusieurs organisations connues pour ses activités humanitaires. Si le Rotary est vu uniquement comme une organisation humanitaire des membres et futurs membres peuvent être tentés de donner leur appui ailleurs. Comme organisation humanitaire notre organisation ne paraît pas unique. La question se pose : Pourquoi choisir le Rotary avant d'autres organisations humanitaires ? Que possède le Rotary que les autres n'ont pas ? Le Rotary est-il unique et si oui pourquoi ?
    Dans une période ou nous déployons de gros efforts pour recruter des nouveaux membres et aussi pour fidéliser ceux qui sont déjà avec nous j'ai l'impression que ce n'est pas le côté humanitaire qui nous attire des nouveaux membres.
    L'explication pourquoi le ROTARY paraît intéressant se trouve à mon avis à son origine. La méthode du départ de réunir des personnes en position de responsabilité dans des métiers différents. Comment ces personnes ont réussi à former une amicale avec échange d'informations et compétences qui ont permis de développer des idées et un idéal avec enrichissement de chaque membre individuel.
    Un siècle plus tard nous nous apercevons que le réseau d'amitié créé dans chaque club et connecté aux 1,2 millions d'autres membres et leurs familles nous donne une originalité que seul le Rotary peut offrir à ces membres. Nous voyons que la contribution de chaque membre du club de soi-même lui donne des relations privilégiées à tous les autres. La méthode de mettre en relation la compétence collective d'un club à ceux des 31.561 autres clubs dans 166 pays est unique.
    Dans cette sélection de personnes invitées à être membres d'un Rotary club et pour cette raison sont censés être pleins de ressources il se crée des énergies. Avec ces énergies nous trouvons des moyens différents de suivre notre devise : "Servir d'abord".
    Exactement comme le Rotary œuvre pour plus de tolérance entre des personnes et des nations nous devons, nous rotariens de culture différente être tolérants envers les motivations de notre attachement au Rotary.
    Pour certains c'est l'activité humanitaire et la collecte de fonds qui prime. Pour d'autres c'est de nous réunir et de nous enrichir par l'amitié, la tolérance et la chaleur communicative. L'amitié dont la force repose sur la personnalité de chacun. Une amitié qui souffre si un de nous est absent. Une amitié qui restera unique indispensable et importante grâce à l'apport de nouveaux membres. Par cet enrichissement se crée l'énergie qui nous montre la voie de "Servir d'abord".
    Il faut être tolérant avec les rotariens qui ont adhéré à notre organisation pour d'autres raisons que l'action humanitaire du ROTARY, ceux qui trouvent que la priorité donnée aux activités humanitaires écrasent les autres motifs d'adhérer au Rotary.
    Il faut aussi être tolérant avec les membres de certains Rotary clubs qui sont d'avis que des personnes en positions dominantes qui disposent de ressources importantes devraient se consacrer d'avantage à la misère de ce monde et aux moyens d'y remédier
    Il faut continuellement nous adapter aux conditions qui changent et je crois que nous resterons uniques si nous respectons les principes de l'origine du Rotary. Si par contre nous cédons à la tentation de modifier l'orientation pour devenir uniquement une organisation humanitaire je crois que nos jours seront comptés.
    Après mon intervention sous la rubrique "Meet your President" il y a eu beaucoup d'applaudissements. Sorti se l'auditoire j'ai été entouré de rotariens qui m'ont remercié et qui ont admiré mon courage d'oser avertir du danger venant de la haute Direction de vouloir faire dominer l'activité humanitaire du Rotary.
    Je trouve déplorable que l'on nomme "courageux" celui qui donne son avis pour le bien du Rotary.

    Barry Matheson,
    Gouverneur 2003/2004 D-2260 (Norvège)

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  18. Exemple de manifestation coléreuse d’un rotarien infecté par le virus « meme » du Professeur Richard Dawkins. La « vérification » avait mis en évidence que notre « club contact » italien avait envoyé des faux rotariens déguisés – un procédé inexcusable au sein du ROTARY INTERNATIONAL.
    ______________________________________________________________________________

    Conc. : jumelage des Rotary Clubs de GORDES et SUBIACO.



    Einar,

    En tant que président de la Commission Internationale et simple rotarien, je
    t'avais dit que je trouvais déplorable ton inconvenante enquête sur l'
    authenticité des rotariens présents aux réceptions de Subiaco d'autant que,
    depuis le début, tu prédisais le fiasco de ce rapprochement. Malgré cela et
    outrepassant toutes les recommandations de discrétion que te donnaient tes
    divers interlocuteurs tu as persévéré au risque de provoquer la ruine de ce
    jumelage.

    Aujourd'hui, j'apprends de leur Président que la cérémonie du vendredi 21
    mai a réuni 24 de leurs membres, soit les ¾ du Club, accompagnés de leurs
    épouses ! C'est pour eux la soirée qui a remporté le plus de succès cette
    année.

    Il s'avère ainsi que tu t'es lancé dans de choquantes initiatives sur des
    déclarations mensongères que tu n'as même pas pris la peine de vérifier. Je
    ne comprends pas ta motivation si ce n'est celle de nuire à nos deux clubs
    et tu avoueras que pour un président fondateur cela n'a rien de rotarien ni
    même de simplement correct.

    Et j'ajouterai, pour en finir, que même s'ils n'avaient été que 11, comme tu
    le prétends, ton comportement restait inexcusable tant nous avons été reçus
    avec empressement, gentillesse, chaleur et amitié par ces très sympathiques
    Italiens.

    Je te demande expressément de ne plus jamais " t'occuper " de cette affaire.

    Georges,

    un past-président écoeuré et un président de la Commission Internationale
    très déçu.

    RépondreSupprimer
  19. Rotary Club et Catholicisme au 20e siècle
    En cherchant des informations sur les liens passés et présents entre difféerents "clubs d'influences anglo-saxons" comme le Rotary Club, et la franc-maconnerie, je suis tombé sur un très bon article, écrit par un rotarien, mais très documenté et honnête sur la question. Je me permets de le repoduire ici et de donenr mon avis personnel:

    Il est clair qu'apparternir à un club comme le Rotary n'est pas en soi mauvais. Il conviendra cependant en tant que catholique d'essayer d'abord de donner son temps à faire de l'humanisme dans un cadre chrétien et non laique. Ensuite, si la position économique le nécessite et le club local n'est pas noyauté par des anti-chrétiens, on pourra en faire partie, mais il conviendra aussi de rester vigilant à ne pas se faire imprégner par l'état d'esprit laiciste.
    Bref, mon avis personnel est : évitez si vous le pouvez. Cette consigne ne s'applique de toute façon qu'aux gens influents, le Rotary marchant par cooptation.
    Il y a toujours le risque en allant dans de tels clubs humanistes, de se faire plus de mal à soi qu'on ne fait du bien aux autres. De plus beaucoup de ces clubs dérivent vers des réseaux de passe-droit (je ne parle pas ici spécifiquement du Rotary que je ne connais pas, mais de ce genre de clubs en général)

    Même si un club comme le Rotary n'a pas de symoblique propre, le fait que les existences de clubs soit notées aux entrées des villes, comme l'étaient jadis les horaires des messes, tends à comparer l'assistance à la réunion du club à une sorte de messe domincale humaniste !

    Voici donc cet article





    Conférences devant le Rotary-Club de Douai, 31 janvier 2000, et devant le Rotary-Club de Douai-Val de Scarpe le 27 avril 2000.
    Sommaire
    1) De 1931 à 1939 : dès sa (…)
    2) 1940-1944 : l’interdiction
    L’après-guerre
    Je voudrais tout d’abord vous remercier de l’accueil que vous me réservez ce soir. Certains d’entre vous me connaissent dans le cadre de mon activité professionnelle. Tant mieux s’ils découvrent maintenant une autre facette de mon personnage !

    Francis Bassette vous a présenté mon parcours personnel. C’est au cours de mes travaux sur l’histoire des mouvements de jeunesse et plus spécialement du du scoutisme que j’ai été amené à m’intéresser à l’histoire des clubs-service et plus particulièrement à celle du Rotary.

    C’est en effet en travaillant sur les milieux qui jusqu’en 1939 se sont opposés à la naissance puis au développement des associations scoutes en France que j’ai eu la surprise de découvrir que la même thématique était développée vis à vis du Rotary. Et ces dénonciations réapparaissent encore de temps à autres dans des milieux bien particuliers.

    Pour ceux-ci, scouts, Rotary et quelques autres groupes sociaux ne sont que les éléments du vaste complot mondialiste qui constitue le côté caché de l’histoire pour reprendre le sous-titre titre d’un étonnant et volumineux ouvrage paru début 1999 [1]. Je vais donc vous présenter ce soir “le complot dont vous êtes les héros”. Je vous signale principalement trois ouvrages qui seront utiles à celles et ceux qui souhaitent approfondir le sujet :
    Claude Malbranke, Le Rotary-Club en France sous Vichy, éditîons L’Harmattan, 1996. Claude Malbranke est membre du Rotary Club de Dunkerque et de la Commission historique du Nord [2]. Les notices de cet ouvrage consacrées aux clubs du Nord ont été publiées en 1995 dans le nº 2l-22 du bulletin de l’association Mémor.
    Adrien Loubier, Le clubisme et les clubs, éditions Tradiffusion, Bulle (Suisse), 1996. Il s’agit d’une plaquette très hostile aux clubs, d’inspiration catholique intégriste.
    Fédération nationale catholique, Les catholiques et le Rotary, sd, (1936). Nous allons revenir en détail sur cette brochure.

    1) De 1931 à 1939 : dès sa naissance, le Rotary se heurte à des oppositions farouches
    Le Rotary-Club apparaît en France dès 1921. Il est donc le doyen des clubs service en France. Le Soroptimist International, club féminin, apparaît en 1924, fondé par le docteur Noël. Dans les textes polémiques, il sera souvent présenté comme la branche féminine du Rotary [3]. Les autres clubs n’apparaîtront qu’après la seconde guerre mondiale : 1948 pour le Lions-Club, 1950 pour la Table ronde, 1968 pour le Kiwanis… En 1939, il y a cent Rotary-clubs en France qui regroupent 3000 membres [4]. Dans notre région, le club de Lille s’est crée en 1927. Des clubs existent à Boulogne, Calais, Dunkerque, Saint-Orner, Valenciennes. Le club de Douai apparaîtra en 1948 [5].

    Dès ses débuts, le Rotary-Club subit des attaques violentes provenant de deux milieux : l’Eglise catholique et les milieux antimaçonniques. ce qui est dénoncé est le caractère de parenté entre la franc-maçonnerie et le Rotary-Club. Si cette accusation peut aujourd’hui faire sourire, ce genre de commentaire est d’une grande importance dans la France des années 20 et 30. Il ne faut en effet pas oublier que la franc-maçonnerie est officiellement condamnée par l’Eglise catholique, qui pèse un poids considérable, depuis l’encyclique pontificale Humanum genus de 1884. Pour les catholiques, la franc-maçonnerie représente l’Adversaire … et vîce versa. Les élections législatives de mai 1924 ont conduit en France à la victoire du Cartel des Gauches rassemblant radicaux et socialistes. Celui-ci souhaite mettre en œuvre un programme de lois laïques remettant notamment en cause la concordat d’Alsace-Moselle, prévoyant la suppression de l’ambassade de France au Vatican et l’expulsion des congrégations. C’est donc dans une période de réelle tension que le Rotary-Club apparaît en France.

    L’Eglise riposte en dénonçant l’action, réelle, de la franc-maçonnerie dans ce programme. Une brochure de AG Michel La dictature de la franc-maçonnerie démontrant que celle-ci domine le Cartel est ainsi publiée par Spes, le grand éditeur catholique et envoyée à tous les évêques. Ceux-ci encouragent la formation d’un grand mouvement catholique de résistance au programme du Cartel, la Fédération nationale catholique (FNC). Celle-ci, dirigée par le général de Castelnau, héros de la première guerre mondiale, déclenche de gigantesques manifestations. On comptera 30.000 manifestants à Saint-Brieuc en janvier 1925, 10.000 à Cholet, 80.000 à Nantes en mars 1925, 50.000 à Nancy ou à Angers en mars 1925, 75.000 à Marcq-en-Baroeuil, 100.000 à Landernau [6]. La FNC regroupera entre un et deux millions de membres et touchera 12 % de la population adulte masculine [7]. C’est donc une organisation de masse.

    La FNC est puissamment organisée. Son journal, Le Bulletin o@ciel de la FNC, tire à 50.000 exemplaires. Le Point de direction, mensuel adressée à tous les adhérents tire à 40.000 exemplaires. La Correspondance hebdomadaire est adressée à tous les comités diocésains, aux comités cantonaux et à plus de 800 journaux [8]. La FNC publie également un hebdomadaire grand public, La France catholique. Elle n’hésite pas à attaquer par voie de presse ou de brochures ceux qu’elle estime être ses adversaires. C’est ainsi que la franc-maçonnerie [9], la Ligue des Droits de l’Homme [10], l’école unique, le socialisme sont dénoncés. Et dans cette liste, le Rotary-Club trouve sa place. Cette grande organisation catholique sera l’un des adversaires les plus déterminés du Rotary.

    En 1935, la FNC publie un gros volume de 383 pages d’AG Michel, La France sous l’étreinte maçonnique [11]. Celui-ci détaille de manière très précise l’action de la franc-maçonnerie en France au travers d’extraits de documents maçonniques et étudie les différents relais des loges en France. P 80, figure une longue liste des groupements maçonnisés où les Rotary-Clubs figurent au côté de la Ligue de l’Enseignement, de la Libre Pensée, des syndicats de fonctionnaires et d’enseignants ou des patronages laïques. P 97-98, l’attaque est beaucoup plus précise. Après avoir rappelé le rôle du Rotary et son implantation en France en reprenant des informations parues dans Le Rotary de janvier 1933, l’auteur dénonce : ”Sous prétexte de tolérance, d’idées larges, la philosophie rotarienne met toutes les religions sur le même plan.(…) L’inspiration du Rotary est dans l’ensemble, une inspiration maçonnique. Il su@t de Eire le code moral rotarien, pour voir comment il est fondé sur un conception de la vie morale très éloignée de la conception spirituelle et chrétienne. Tout se réduit à un utilitarisme individuel masqué par un vague idéal humanitaire.”

    La FNC précise ses attaques en publiant, courant 1936, une brochure anonyme de 32 pages sous une couverture orange, Les Catholiques et le Rotary [12]. Auparavant, La France catholique, notamment dans ses numéros du 10 novembre 1934, sous la plume de Verax [13] et du 30 mars 1935 avait dénoncé le Rotary comme étant une annexe de la franc-maçonnerie Quatre chapitres composent la brockure. Le premier est consacré à la philosophie rotarienne à qui il est reproché d’être sans dogme et sans croyance. Le second est consacré au code moral du Rotary, “composé de onze commandements, les uns faux, les autres inoffensifs, d’autres plus ou moins hermétiques” [14]. Le troisième, intitulé “Rotarysme et franc-maçonnerie” dénonce les relations de fait entre le Rotary et la franc-maçonnerie et insiste sur un de leur point commun : une rigoureuse neutralité que les catholiques intransigeants de la FNC traduisent par “un indifférentisme religieux absolu”. Les principes communs sont “une moralisation universelle en dehors de toute base religieuse, un paternalisme égalitaire couvrant l’ambition de tenir l’ensemble des leviers de commande de la Société" [15]. Ces trois principes constituent le cœur de la critique théorique faite à votre club. Partant du principe qu’ils figurent également dans la franc-maçonnerie, le Rotary est qualifié, p 12, “d’œuvre paramaçonnique”. Trouvant cette œuvre très intéressante et si conforme à ses principes, “la Maçonnerie anglo-saxonne a décidé de la noyauter systématiquement pour y exercer sur des profanes choisis une action appropriée à leur milieu.” Et la brochure de conclure : “Tous ceux qui s’intéressent à ce mouvement trouveront là le fil conducteur qui leur permettra de s’expliquer bien des choses, dans les idées, dans le langage, dans le symbolisme et dans les hommes du Rotary.”

    La plaquette analyse consciencieusement toutes les mentions de la presse rotarienne, surtout anglo-saxonne, signalant des contacts entre le Rotary et la franc-maçonnerie ou la double appartenance. C’est Je cas du Bulletin de la Grande Loge d’Espagne du 11 janvier 1928, rendant compte de l’invitation d’un dignitaire maçonnique à une réunion du Rotary de Vénezuela le 15 août 1927, de la revue maçonnique suisse Alpina du 30 avril 1927 annonçant une conférence en loge sur le Rotary ou commentant en 1929 la condamnation du Rotary par les évêques espagnols ou de The Rotarian de janvier 1933 signalant les succès professionnels d’un rotarien américain, maçon du 33è degré. De plus, les critiques de même nature parues dans d’autres publications constituent d’autres preuves : articles de La Gazette de Varsovie du 1er février 1928, de La Revue d’Apologétique de juin 1929 ou du quotidien également catholique La Croix du l5 juin 1930 [16] ou ceux de la Revue internationale des sociétés secrètes sur lesquels nous reviendrons. De même, le symbolisme rotarien, la roue dentée à six rayons et vingt-quatre dents et un moyeu avec son trou de clavette, les couleurs du drapeau rotarien (fond blanc : pureté, sincérité, or : amitié, car de même qu’elle a subi l’épreuve du feu, nous trouvons dans le Rotary des amis éprouvés, bleu : esprit de service car comme le ciel entoure la terre, l’esprit de service anime le Rotary) sont évidemment comparés au symbolisme maçonnique.

    La brochure dénonce également les ambitions sociales du Rotary et son organisation internationale. L’action du Rotary féminin [17] l’est également (“La “soeur” soroptimiste ne nous sédatif pas beaucoup plus que le “frère” rotarien”) ainsi que son action en direction de la jeunesse : “Nous connaissons les Pupilles des Loges, nous avons les Pupilles du Rotary. (…) Nous avons les camps de vacances rotariennes où les camps comprennent comprennent un jeune homme par nation. (…) un jeune homme par district de la planète, quelle magnifique salade : un chinois confucianiste, un américain de l’Ordre de Molay [18], un danois pratestant, un français catholique - quelle aubaine - un jeune patagon, adorateur du feu, un juif syrien, ah le bel organe invertébré pour la “formation” de la jeunesse." [19] Ce travail de dénonciation se termine par une vive critique des prises de positions pacifiste du Rotary, accusé d’antimilitarisme et par une conclusion affirmant : “Le Rotary n’est pas un mouvement professionnel, n’est pas un club amical d’hommes d’affaires. C’est une entreprise pseudo-religieuse, philosophique et morale” [20].

    C’est en fait le principe de neutralité et de fraternité en dehors de toute dimension religieuse qui est ici reprochée. L’accusation portée est celle d’indifférentisme mettant toutes les religions ou révélations sur un même pied d’égalité. Il est facile de glisser alors vers la maçonnerie,

    Ces critiques ne restèrent pas confinées à quelques cercles étroits, Le 4 février 1929, le Vatican prend officiellement position et interdit aux prêtres de faire partie du Rotary [21]. Le 23 janvier 1930, les évêques espagnols affirment : “Que les fidèles se gardent de donner leur nom de telles sociétés”. En France, le 21 juin 1929, l’archevêque de Bordeaux reprend la décision des évêques espagnols. Son texte est reproduit dans plusieurs Semaines religieuses [22]. En juin 1930, les évêques de Hollande affirment : “Nous estimons de notre devoir d’affirmer bien nettement que l’affiliation au Rotary n’est pas permise à un catholique.” La brochure de la FNC reproduit évidemment, en épigraphie sur sa couverture, de telles citations ! On remarquera quand même les nuances entre ces textes : celui du Vatican ne vise que les prêtres, ceux d’-Espagne et de Hollande visent tous les catholiques. D’autre part, l’accusation de collusion avec la franc-maçonnerie n’y apparaît pas directement. Mais cette çampagne sera à l’origine de démission dans certains clubs français : à Angers, à Boulogne sur Mer où les deux fondateurs démissionnèrent, à Dunkerque, Chartres, Amiens [23]…

    Ces positions furent -celles de J’EgJise. Mais aux franges de celle-ci, des minorités bruyantes s’occupèrent d’amplifier encore ces déclarations. C’est principalement le cas de la Revue internationale des sociétés secrètes (RISS) de Mgr Ernest Jouin. Ce prélat, décédé en 1932, n’était nullement un marginal dans l’Eglise. Voici comment le décrit Emile Poulat, l’un des grands sociologues du catholicisme français : “Personnalité marquante et unanimement respectée, dont l’œuvre et l’action ont été louées et encouragées par Benoît XV et Pie XI, qui le nommèrent l’un prélat domestique et l’autre protonotaire apostolique, dont les funérailles furent présidées par le cardinal. Verdier et la biographie préfacée par Dom Cabrol, et dont on a pu proposer à Rome en 1957 la cause de béatification ” [24]. La RISS fut publiée de 1912 à 1939. Élément de l’intégrisme catholique, elle dénoncera inlassablement tous les ennemis de l’Eglise, unis au sein du complot judéo-maçoünique, en publiànt dè multiples documents à leur sujet afin de mieux les connaître pour mieux les combattre. Au premier rang des ennemis, se trouvent les Juifs [25], les francs-maçons, mais aussi les modernistes, au sens catholique du terme, et pêle-mêle, les nudistes, les ésotéristes, les partisans de la crémation des corps, les démocrates-chrétiens, les jésuites, les scouts, les rotariens… Si l’ensemble. laisse aujourd’hui le lecteur perplexe, la qualité de la documentation publiée par la RISS est réelle.

    C’est en travaillant sur la collection de cette revue, adversaire acharnée du scoutisme, que j’y ai découvert les critiques et attaques contre le Rotary qui apparaissent à partir de 1929. Celles-ci sont d’aîlleurs assez sirmlaires, Il n’est pas rare que les articles dénonçant le scoutisme évoquent le Rotary et vice versa. Les nouveautés d’origine anglo-saxonne qu’ils constituent, leur aspect de tolérance universelle à l’écart des religions [26], leur appel aux hommes de bonne volonté vont nécessairement amener des comparaisons entre ces deux organismes, les rotariens étant évidemment ridiculisés en étant qualifiés de boy-scouts.

    “Il reste établi que le Rotary-Club a été crée par trois francs-maçons, qu’il s’est répandu de par le monde grâce à l’appui de la franc-maçonnerie, qu’il est actuellement dirigé par un comité de direction internationaL composé de membres inféodés à la Secte, qu’il propose à ses adeptes un code moral presqu’en tous points semblable à celui de la franc-maçonnerie, qu’il professe une soi-disant neutralité condamnée par l’Eglise” écrit la RSS dans un article intitulé “Rotary-club, Soroptimist-Club et franc-maçonnerie” [27]. Dès 1929, la RISS a publié une Petite chronique rotarienne donnant des échos de la vie des clubs français à partir de la presse locale" [28]. Et l’article s’achève sur une note ironique évoquant “le jour ou le Rotarisme, comine le Scoutisme, aura gagné la partie en Europe latine comme dans le monde anglo-saxon.” La RISS va régulièrement publier des informations attaquant le Rotary [29]. les avis favorables de la franc-maçonnerie à son sujet, l’engagement des rotariens à appuyer-les organismes internationaux tels le Bureau international du travail ou la Banque des règlements internationaux constituent à chaque fois des preuves supplémentaires de l’action maçonnique au sein du Rotary. Qu’un ouvrage paraisse quelque part dans le monde pour dénoncer le Rotary, la RISS en rendra compte [30]. Et quand le Cercle Ernest Jouin donne des conférences sur la franc-maçonnerie, le Rotary est évidemment étudié [31]. Les articles de la RISS contre le Rotary seront rassemblés en une brochure.

    Le parallélisme des raisonnements de la RISS sur le scoutisme et le Rotary est frappant. Pour elle, ces deux institutions ont été fondées par des francs-maçons” [32], voulant agir de manière indirecte. Dans les deux cas, il s’agît d’organismes venus des pays anglo-saxons et protestants, organisés au plan international sans référence religieuse explicite. Il ne peut donc que s’agir de machines de guerre contre l’Eglise, d’éléments du complot antichrétien, ourdi depuis des sièges dans l’ombre par ses ennemis : les juifs, les francs-maçons, les protestants. Claude Malbranke publie d’ailleurs dans son livre [33] un autre document faisant apparaître le parallélisme scouts-Rotary. Il s’agit d’une note affirmant que “l’opération la plus insidieuse et la plus réussie de la franc-maçonnerie est le Rotary. Les jamboree [34] des scouts et le Rotary s’abritent sous la formule de la tolérance, vertu, cardinale du, vocabulaire maçonnique, pour servir.. de paravent au zèle infernal que les papes ont condamné et dénoncé dans les sociétés secrètes. Le Rotary-Club et beaucoup d’autres chausse-trappes sont des émanations directes en vue du noyautage de l’Eglise et de sa destruction. Rotary (rouage=roue) pour la mécanique d’encerclement de l’Eglise par l’union de toutes les religions et irreligions, pour la moraLe et la spiritualité.”

    2) 1940-1944 : l’interdiction du Rotary-Club et l’action des services de police antimaçonnique
    Toutes ces critiques, pour désagréables qu’elles soient, n’avaient pas de conséquences graves. La défaite de la France en juin 1940 et l’avènement du gouvernement de Vichy créent une situation très différente et ouvrent une période difficile pour le Rotary. L’un des premiers actes du nouveau gouvernement est de promulguer dès le 13 août 1940 une loi interdisant les sociétés secrètes. Ce texte interdit les obédiences maçonniques, oblige les fonctionnaires à signer un engagement sur l’honneur selon lequel il ne sont pas francs-maçons, révoque ceux qui le sont. A partir de 1941 et jusqu’à 1944, les noms des dignitaires francs-maçons sont publiés au Journal officiel. 34 000 noms sont ainsi publiés. Selon Claude Malbranke, seuls 31 rotariens apparaissent dans ces listes [35]. La répression frappe directement les francs-maçons, symboles d’un système politique et de valeurs honnis par Vichy.

    Le Rotary est également interdit mais sur des bases différentes. En effet, dès le 28 août 1940, une ordonnance militaire allemande a interdit en zone occupée l’activité de toutes les associations, la formation de nouvelles associations ainsi que les uniformes et pavoisement, Les scouts semblent directement visés par ce texte, powant être soupçonnés d’activités paramilitaires. Mais il est également possible que ce texte ait permis l’interdiction d’activité du Rotary en zone occupée. De nombreux clubs (Bayonne, Besançon, Boulogne…) sont l’objet de perquisitions dès l’arrivée des Allemands, une interdictiond’activitésétantmêmenotifiéà certains (Blois, Lorient…) [36] Ce qui n’empêche toutefois pas certains clubs de se réunir.

    Le danger vient aussi du côté du gouvernement français. Pour combattre la franc-maçonnerie, un service de police spécialisée, le Service des sociétés secrètes (SSS) a été mis en place sous la direction du capitaine de frégate Robert Labat. De plus, à ses côtés, oeuvrent dans le même domaine d’autres services directement liés aux Allemands [37]. Le SSS pourchasse les francs-maçons, dresse des fiches, fait des enquêtes, exploite les lettres de dénonciations. Mais il n’hésite pas à s’intétesser à beaucoup de monde. C’est ainsi que son service de documentation de Paris prévoit un important plan de classement de ses archives où l’on retrouve en 8e la jeunesse (patronages, auberges de jeunesse, scouts) et en 11e la Libre Pensée, le Rationalisme et le Rotary [38]. Mais on y trouve aussi l’àrmée, l’Eglise catholique, les gaullistes, les communistes, la Société Théosophique ou les groupes druidiques ! C’est bien le propre des états totalitaires de ficher et de surveiller toutes les activités sociales, surtout celles qu’ils ne contrôlent pas directement.

    Lors de ses interrogatoires à la Libération, Robert Labat devait déclarer A propos du Rotary : ”Je sais que cette organisation mondiale est d’inspiration anglo-saxonne et fortement imprégnée d’esprit maçonnique, non que la plupart de ses membres soient pfrancs-maçons mais la plupart de ceux qui occupent des postes élevés. Cette orgamsation sert indiscutablement à collecter des renseignements économiques, au moins… [39]”. Lors de son procès, il affirmera “Le Rotary-Club est une filiale de la franc-maçonnerie.” Jean de Verchère qui lui a succédé à la tête du SSS en octobre 1942 affirme le contraire : “Mais non ! J’ai des amis qui en sont ! La vérité, c’est que les Allemands prescrivaient de s’intéresser à tout, au Rotary, aux cartomanciennes, aux diseuses de bonne aventure !…” [40]

    Certes, les Allemands s’întéressaient au Rotary. Un document produit lors du procès prouve leur intérêt pour votre club. Il s’agit d’une note du chef de SSS de zone Nord, Jacques de Boistel, au chef du SSS à Vichy, datée du 16. décembre 1943, signalant que les. Allemands. ont demandé une enquête générale sur le Rotary [41]. Mais le SSS n’a pas besoin de leurs instructîons. Une autre note du SSS également produite lors du procès précise : ”Rotary-Club : Faire une enquête régionale sur le Rotary-Club, sur lequel ont est très mal renseigné et au sein duquel semble exister une certaine activité maçonnique. Cette enquête doit être faite pour information et non pas d’une façon agressive.” [42]. Et dans un rapport de juin 1942, le délégué du SSS pour l’Algérie note que ”la franc-maçonnerie de haut luxe, Le Rotary, continue à poser ses pions un peu partout et particulièrement dans la Légion (Française des Combattants) où leur influence Leur ménage les postes de commande. Seul le décret de dissolution nous débarrassera de cette pieuvre anglo-saxonne. “ [43]

    La propagande se déchaîne contre le Rotary. Au Pilori, hebdomadaire parisien violemment antisémite, spécialisé dans la délation, dénonce régulièrement le Rotary-Club, création anglo-saxonne et franc-maçonne. Le 1er octobre 1942, Au Pilori titre “Vichy capitale maçonnique ? Où le Rotary-Club remplace le Grand-Orient”. La conclusion est la suivante : “Tant que l’on permettra à ces messieurs de se réunir impunément et de conspirer ouvertement contre la sûreté de la France révolutionnaire, le relèvement de notre pays restera compromis et son intégration Eoyale dans l’Europe nationale-socialiste restera lettre morte.” [44] En avril 1942, la revue officielle Les Documents maçonniques créée peur dénoncer et stigmatiser l’action des francs-maçons publie un grand tableau sur deux pages : ”Comment 50 000 francs-maçons actifs imposaient leur volonté à des millions de français au cours de leur vie politique, professionnelle, familiale et sociale”. Dans la partie “cercles d’influence économiques”, le Rotary-Club et le Soroptimist-Club figurent en bonne place [45].

    Dans ses mémoires, Henri Du Moulin de Labarthète, directeur de cabinet du maréchal Pétain, note qu’en mars 1941, un décret constata la nullité de plusieurs associations maçonniques. “J’intervins, de justesse, pour faire mettre hors de cause les membres du Rotary, dont l’a@liation à la franc-maçonnerie n’était qu’une assez pauvre fable entretenue par de mauvais plaisants…” [46] Mais on ne peut pas ne pas noter une curieuse coïncidence : le 9 février 1941, soit juste avant la promulgation de ce décret, l’amiral Darlan est devenu vice-président du Conseil. Or, il est lui même rotarien. Ses adversaires politiques, au premier rang desquels figure Pierre Laval, le savent et voudrait bien en déduire une affiliation maçonnique [47].

    La situation du Rotary en Belgique donne quelques raisons de croire à une intervention en faveur du Rotary en France. Le Rotary de Belgique est officiellement interdit par une ordonnance du commandement militaire allemand le 24 août 1941. Or, les organisations interdites avec lui sont celles qui sont visées dans le décret français de 1941, avec le Rotary en plus. Leurs biens sont saisis, leur presse interdite [48]. Certains extrémistes, comme le délégué du SSS pour l’Algérie ont manifestement souhaité en France une interdiction explicite du Rotary.

    L’après-guerre
    Alcrs que l’on pouvait penser qu’une page était définitivement tournée avec la fin de la seconde guerre mondiale, le 20 décembre 1950, le Saint-Office publiait un nouveau décret rendu public le 11 janvier 1951. Celui-ci dispose que “les clercs n’ont pas le droit de s’inscrire à l’association Rotary-CLub ni d’assister à ses réunions. Quant aux laïques, il faut les exhorter à obéir aux prescription du Canon 684 du Code de droit canon”. [49] L’Osservatore Romano, le quotidien officieux du Vatican, commente ainsi cette décision dans un article le 27 janvier 1951 : “La directive donnée par le Saint-Office apparaît justifiée d’une façon générale par l’esprit laïque et areligieux qui caractérise le Rotary, (…) Il appartient à la clairvoyance de ceux qui ont l’honneur de diriger spirituellement les fidèles, c’est à dire aux évêques, de décider si pratiquement, dans leur propre diocèse, le Rotary doit être considéré comme une ssociation “suspecte”. Il est clair que là où le soupçon existe, les évêques doivent exhorter les catholiques à ne pas appartenir au Rotary.” [50] A Lille et à Saint-Omer, des prêtres rotariens, fils disciplinés de l’Eglise, démissionnent en faisant part de leur amertume [51]. On doit quand même noter qu’il existait déjà en France avant 1939 des ecclésiastiques membres du Rotary. Le cas le plus connu est celui de Mgr Rémond, évêque de Nice, membre d’honneur du club local [52].

    Le concile de Vatican II (1962-1965) qui marque une étape historique dans l’évolution de l’Eglise qui montre sa volonté d’ouverture au monde va aussî marquer la fin de la défiance envers le Rotary. l.e 14 juin 1979, le Pape Jean-Paul II recevait au Vatican une délégation du Rotary International à l’occasion de son 70e anniversaire. Il devait déclarer à cette occasion : “Chers amis du Rotary, suivant l’exemple de mon prédécesseur Paul VI, je suis heureux de souhaiter cordialement la bienvenue aux membres du Rotary International. (…) Que Dieu soutienne le Rotary-International dans la noble cause qu’il fait sienne : servir l’humanité qui est dans le besoin” [53] On est bien loin des dénonciations de 1929 et 1951.

    Certains évidemment s’en désolent [54] et continuent à produire des dénonciations du Rotary-Club. C’est essentiellement le cas des intégristes catholiques etparticulièrement celui de la revue Lectures Françaises fondée en 1957 par Henry Coston. Régulièrement, le sujet revient. En octobre 1997, ce mensuel consacrera huit pages et sa couverture aux clubs-service sous le titre ”Les clubs ne sont pas sans danger !” On y retrouve toute l’argumentation précédemment développée et même les références des articles de la RISS d’il y près de soixante dix ans sur le sujet [55] ! Ce dossier avait été publié à l’occasion de la parution du livre d’Adrien Loubier Le clubisme et les clubs.

    En un peu plus de cent pages, celui-ci retrace l’histoire des clubs-service en France et reprend toutes les critiques anciennes. Fidèle au passé, il continue le parallèle avec le scoutisme (p 25 : “la fraternité des membres entre eux, dans une espèce de définition quelque peu “boy-scout” que les membres appeLlent l’esprit “rotarien” ou p 43 “Enfin, mentionnons l’esprit “boy-scout”qui parait commun à l’ensemble de ses Clubs et qui est lui aussi très naturaliste [56]. (…) Il est évident que c’est le risque de l’altruisme et de la bienfaisance coupées de leur vraie racine, que de tomber dans le travers de la “BA-petit scout” dont le naturalisme tranche jusqu’au ridicule par contraste avec le vrai mobile qui réunit des hommes d’affaires pour la prospérité des dites affaires.” Pour ces milieux, l’évolution de la position de l’Eglise vis-à-vis du Rotary est évidemment une preuve supplémentaire de son évolution néfaste depuis Vatican II. Le numéro de février 2000 de Lectures Françaises continue imperturbablement dans le même sillon et polémique avec un de ses lecteurs rotariens sur la question de l’origine maçonnique du Rotary.

    D’autres milieux catholiques prolongent cette campagne. L’Action Familiale et Scolaire a ainsi publié en 1994 en annexe à une publication Petite chronique maçonnique un document intitulé “La vraie nature du Rotary” [57]. On trouve sans surprise l’accusation de morale sans transcendance et de démarche protestante, d’inspiration kantienne, selon laquelle la morale est fondée sur la conscience. Et la conclusion sans surprise est : le Rotary est un club d’essence maçonnique.

    Quel a pu être l’influence de tous ces discours de dénigrement dans le grand public ? Il en reste manifestement quelque chose dans l’inconscient collectif. Ouvrons un ouvrage aussi répandu que le Quid. L’article consacré au Rotary [58].Le décret du Saint-Office de 1951 y est mentionné ainsi que le discours de Jean-Paul II de 1979. Des ouvrages consacrés aux sociétés secrètes classent dans cette rubrique le Rotary … mais aussi le scoutisme [59].

    Quelle conclusion tirer de cette étude des critiques et oppositions au Rotary et au scoutisme ? J’y vois surtout une réelle difficulté d’adaptation à la France des années 20 et 30 de nouveautés d’origine anglo-saxonne sans attache religieuse précise, plutôt déiste, ouvertes à tous. Des attaches maçonniques dans l’origine du scoutisme et du rotarisme, probablement plus pour ce dernier [60] expliquent les réticences des milieux catholiques, très largement dominant en France durant longtemps [61]. L’engagement international du Rotary comme du scoutisme constituèrent également des freins dans ces milieux. La faculté de certains catholiques à déceler des complots partout, leur obstination à expliquer toute évolution sociale comme une conséquence de l’action des forces obscures. Enfin, ces oppositions démontrent la difficulté d’avoir une action altruiste sortant des cadres habituellement admis.

    P.-S.
    PS : les annexes ne sont pas reprises ici.
    Notes
    [1] Epiphanus Maçonnerie et sectes secrètes : le côté caché de l’Histoire, Publications du Courrier de Rome, 1999, 672 pages. Gigantesque fresque du complot ourdi depuis la nuit des temps par la gnose antique, la Cabale juive, les Rose-Croix, la franc-maçonnerie, les Illuminés de Bavière, Saint-Yves d’Alveydre, le socialisme, le communisme, les juifs, la Société Théosophique, René Guénon, les Nations-unies, le New-Age, la Trilatérale … et quelques autres. Le Rotary et les clubs-service y sont modestement dénoncés comme des “sociétés secrètes inferieures”, p 549-550. L’ouvrage est préfacée par Henry Coston, l’un des responsables de la chasse aux francs-maçons durant l’Occupation et auteur de nombreux ouvrages très documentés sur “le dessous des cartes”.

    [2] Très peu de travaux d’histoire ont jusqu’à présent été consacrés à l’histoire du Rotary-Club. Le catalogue Opale-Plus de la Bibliothèque nationale de France n’en fait apparafîre que deux : celui de Claude Malbranke et celui de Marc Levin Histoire et histoires du Rotary, imprimerie Bosc frères, Oullins, 1995. Dans le genre pittoresque, Pierre Geyraud a consacré deux pages aux Rotariens dans Les sociétés secrètes de Paris, éditions Emile-Paul Frères, 1938, p 84-85.

    [3] II n’est pas possible d’envisager ici l’histoire de ce club. Remarquons simplement qu’il jouera un rôle certain dans l’histoire du féminisme français. Voir Christine Bard, Les filles de Marianne, histoire des féminismes, 1914-1940, éditions Fayard, 1995, p 420-421. Nombre de ses membres seront des militantes en faveur du droit de vote des femmes. La branche féminine du Rotary est en fait apparue en 1924 avec la création en Grande Bretagne de l’Inner-Wheel, club féminin regroupant des femmes qui avaient pris des responsabilités du fait de la guerre de 1914-1918 ainsi que des épouses et des veuves de rotariens. Un club Inner-Wheel est implanté à Douai depuis 1984. La Voix du Nord, édition Douai, 15 mars 2000.

    [4] Claude Malbranke, op. cité, p 50 et 60.

    [5] Voir son historique dans Nord-Eclair, édition Douai, 15 mai 1998.

    [6] Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire, Histoire religieuse de la France contemporaine, tome 2, éditions Privat, 1986, p 286-287.

    [7] Selon Corinne Bonafoux-Verrax qui vient de soutenir une thèse remarquée La Fédération Nationale Catholique, 1924-1940, IEP de Paris, 1999. Recension par Xavier Boniface dans la Revue d’histoire de l’Eglise de France nº 214, janvier-juin 1999, p 215-217. Je n’ai malheureusement pas pu consulter ce travail.

    [8] Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire, op. cité, p 287-288

    [9] La franc-maçonnerie, ce qu’elle est, ce qu’elle n’est pas, FNC, sd (1932), par Verax. Sous ce pseudonyme, se dissimulait Jean Marquès-Rivière, homme de lettres, spécialiste de la spiritualité hindoue, franc-maçon de la Grand Loge de France ayant rompu la maçonnerie, devenu spécialiste de la lutte antimaçonnique. Verax publiera de nombreux articles antimaçonniques dans La France catholique. Durant l’Occupation, il verse dans la collaboration extrême, devenant rédacteur en chef de la revue officielle Les Documents maçonniques et réalisateur en 1943 le film Forces occultes dénonçant la franc-maçonnerie. A la Libération, il s’enfuit à l’étranger et sera condamné à mort.

    [10] Les filiales de la franc-maçonnerie, la Ligue des Droits de l’Homme, ses cadres, ses sections, FNC, anonyme, sd, (1934).

    [11] A.G Michel, La France sous l’étreinte maçonnique, FNC, sd, (1935). Voir annexe I. Ce livre apparaît comme un développement de la brochure du même auteur de 1924 La dictature de la franc-maçonnerie sur la France qui n’évoquait pas, elle, le Rotary-Club. Ce livre d’AG Michel aura une seconde édition en 1945. Selon le catalogue BNF Opale-Plus, cet auteur a également publié en 1924 une brochure anticommuniste La révolution par le communisme, ses debuts, Russie… France… ?

    [12] Cotée 4- R Pièce- 3209 à la Bibliothèque nationale de France. Le catalogue BNF-Opale Plus donne la date du 10 juillet 1936, probablement pour le dépôt légal de cette brochure. Voir annexe 2.

    [13] Faut-il donc considérer Marquès-Rivière comme l’auteur de ce pamphlet ? Dans son livre L’organisation secrète de la franc-maçonnerie, éditions Baudinière, 1935, il signale, p 178, le Rotary-Club comme un groupement professionnel de la franc-maçonnerie.

    [14] Les Catholiques et le Rotary, op. cité, p 7. Un parallèle pourrait être dressé entre le code moral du Rotary et la loi scoute.

    [15] Les Catholiques et le Rotary, op. cité, p 11.

    [16] L’article écrit à propos d’un congrès du Rotary suisse : “Une motion protestant contre la persécution soviétique ayant été présentée, la majorité de l’assemblée refusa de la voter. Il ne fallait pas déplaire à Staline”…

    [17] L’1nner-Wheel est- manifestement inconnu par les critiques français du Rotary. Ceci s’explique probablement par le fait que ce club ne doit, à cette époque, qu’exister en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Ce n’est qu’en 1967 qu’il s’organise au plan international.

    [18] Association paramaçonnique de fils et de filles de francs-maçons aux Etats-Unis.

    [19] Les Catholiques et le Rotary, op. cité, p 21- 22

    [20] Les Catholiques et le Rotary, op. cité :, p 24.

    [21] Voir reproduction du texte latin des Acta Apostolicae Sedis, 6 février 1929, p 42 dans Claude Malbranke, op. cité, p 49. Texte en français dans la Revue internationale des sociétés secrètes nº 12, 24 mars 1929, p 298-299.

    [22] Mais la Quinzaine religieuse de Savoie nº 29, novembre 1929, autorise les catholiques de la région à s’affilier au Rotary.

    [23] Claude Malbranke, op,cité, p 48-50.

    [24] Emile Poulat, Intégrisme et catholicisme intégral, éditions Casterman, 1969, p 282.

    [25] La RISS joue un rôle de tout premier plan dans l’introduction en France, à partir de 1920, du célèbre faux antisémite Les Protocoles des Sages de Sion, ouvrage décrivant le complot juif mondial pour ruiner le monde chrétien. Mgr Jouin publiera de multiples études pour prouver l’authenticité de cet ouvrage, fabriqué en fait par la police politique du tsar de Russie au début du siècle. Voir Norman Cohn, Histoire d’un mythe, la conspiration juive et les Protocoles des Sages de Sion, éditions Gallimard, réédition Folio Histoire, 1992 et Pierre-André Taguieff, Les Protocoles des Sages de Sion, Faux et usages d’un faux, deux volumes, éditions Bers international, 1992.

    [26] Baden-Powell, le fondateur du scoutisme est anglican. La méthode scoute se réfère à Dieu, qu’elle veut faire découvrir aux jeunes. Celui-ci n’est toutefois pas celui de telle ou telle religion. Il existe donc des scouts de toutes confessions religieuses. En Grande-Bretagne, la Boy-Scouts Association n’est liée à aucune religion. Des représentants de chaque grande religion lui sont attachés. En France, par contre, les associations scoutes se sont créées sur des bases strictement confessionnelles : association de scouts protestants, catholiques, juifs…

    [27] RlSS nº 15, 1º-15 aoQt 1935, p 504-508. L’article est signé Jacques de Boistel que l’on retrouvera sous l’Occupation comme chef du Service des sociétés secrètes pour la zone Nord à partir d’octobre 1942. Voir annexe 3.

    [28] RSS nº-5, 3 février 1929, p 134-1:43, avec des échos des activités des clubs de Dijon, Perpignan…

    [29] RSS nº6, 15 mars 1933, nº13, 1er juillet 1933, 1er février 1934, nº8, 15 avril 1935, nº9, 1er mai 1935, nº10, 15 mai 1935, nº11, 1er juin 1935, nº12, 15 juin 1935.

    [30] RlSS, partie judéo-occultisme, n°7, juillet-août-septembre 1932, p 152 : “Los Rotarios, sus tendencias en el orden social, moral y religioso, par Felipe Alonso Bàreena (éditions Razon y Fe, plaza de Santo Domingo, 14, Madrid). Nrous ne connaissons pas de meilleure critique de ce type d’infiltration maçonnique qu’est le Rotary-Club”.

    [31] Ligue Franc-catholique, Vérités sur la pane-maçonnerie, "recueil de conférences données par le Cercle Ernest Jouin, 1º série, 1934. p 165 : ” Le Rotary-Club, né de pères maçons et dont les tendances sont à la fois agnostiques et internationalistes, qui ne se compromette pas dans une action purement maçonnique, mais prépare le terrain et sert de champ de recrutement ou, si l’on veut d’antichambre.” Le texte renvoie à la RISS du 15 mars 1933.

    [32] Tant pour le scoutisme que le Rotary, il est remarquable de constater que dans les deux cas, la qualité, réelle ou supposée de franc-maçon de leur fondateur respectif est régulièrement évoquée. Voir Daniel Ligou, Dictionnaire de la pane-maçonnerie, Presses universitaires de France, 1987. P 1043, il signale que “Bien que le Rotary ait eté fondé en 1905-par un père américain, Paul Haras, de Chicago, il n’a aucun rapport avec la franc-maçonnerie.” p 1094-1095 ; il évoque le scoutisme et qualifie de “légende solidement établie” l’appartenance maçonnique de Baden-Powell. Il est en tout cas intéressant, de noter qu’un tel ouvrage de référence sur le franc-maçonnerie contient des articles sur le Rotary et le scoutisme !

    [33] Claude Malbranke, op. cité, p 50-52.

    [34] Réunion mondiale des scouts tous les quatre ans dans un pays différent.

    [35] Claude Malbranke, op. cité, p 50.

    [36] Claude Malbranke semble voir dans les mesures de perquisitions ou d’interdiction des Rotary l’effet de la loi du 13 août 1940. Il me semble plutôt qu’il faut y voir, au travers des témoignages qu’il a rassemblés, une initiative propre des Allemands. Aube parallèle avec les scouts : dès leur arrivée, les Allemands font entreprendre par les préfets un recensement des groupes scouts dans toutes les communes de zone nord.

    [37] Il y a en fait en 1942 pas moins de cinq services différents de police antimaçonnique à Paris, français et allemands. Voir Pierre Chevalier, Histoire de la franc-maçonnerie française, éditions Fayard, 1975, tome 3, p 342. ”Dominique Rossignol, Vichy et les francs-maçons, éditions JC Lattès, 1981, p 146.

    [38] Dominique Rossignol, Vichy et les francs-maçons, éditions JC Lattès, 1981, p 146.

    [39] Interrogatoire de Robert Labat, 15 février 1945 ; Cité par Lucien Sabah dans son livre documenté et foisonnant, Une police politique de Vichy, le Service des Sociétés Secrètes, éditions Klinsieck, 1996, p 176. Le procès du SSS se déroulera du 25 novembre au 5 décembre 1947. Robert Labat est condamné aux travaux forcés A perpétuité, à la confiscation de se biens, à la dégradation nationale et est déchu de l’ordre de la Légion d’Honneur. Il meurt au camp d’internement de Noé le 14 septembre 1947 lors d’une tentative d’évasion. Sa mort déclenchera une révolte de tous le camp, la capture des gardiens et l’évasion de 50 prisonniers politiques. A ses côtés, avaient comparu lors de son procès d’autres personnes déjà évoquées dans cette conférence : Jacques de Boistel, (15 ans de travaux forcés), Jean de Verchères, (15 ans de travaux forcés), Bernard Fay (travaux forcés à perpétuité), Robert Vallery-Radot, (en fuite), tous deux dirigeants des Documents maçonniques. Jean Marquès-Rivière sera condamné à mort lors d’un autre procès le 1er juin 1949.

    [40] Paris-Presse, 29 novembre 1946 cité par Dominique Rossignol, op. cité, p 156.

    [41] En Allemagne, le Rotary a été interdit à partir de 1937. Dès 1932, la presse nazie y dénonce l’influence juive. Voir Claude Malbranke, op. cité, p 29-35.

    [42] Lucien Sabah, op. cité, p 176 pour ces deux notes.

    [43] Lucien Sabah, op. cité, p 109 et p 127.

    [44] Voir d’autres exemples de celle littérature dans Claude Malbranke, op. cicé, p 53, p 381-382.

    [45] Curieusement, Claude Malbranke, op. cité p 46, affirme que le Rotary n’est pas mentions dans cette liste alors qu’il figure bien.

    [46] Henri Du Moulin de Labarthète, Le temps des illusions, souvenirs, (juillet 1940-avril 1942), A l’enseigne du Cheval ailé, Genève, 1946, p 278. Ouvrage qualifié par l’historien américain Robert O. Paxton, l’un des grands spécialistes de Vichy de “livre aussi tendancieux qu’agréable”. Du Moulin fait plusieurs erreurs dans ce passage. Le décret est du 27 février 1941 et non de mars 1941. Il interdit la Grande Loge Nationale Indépendante, le Droit Humain et la Société Théosophique. D’autre part, le Grand-Orient et la Grande Loge de France ont été interdit dès le 19 août 1940 et non pas en mars 1941 comme il l’écrit. On peut donc se demander à la lecture de ce texte si l’interdiction du Rotary ne figurait pas dans le projet initial du décret du 27 février 1941.

    [47] Voir Claude Malbranke, op. cité p 336-337 pour l’activité rotarienne de l’amiral Barlan au sein du club de Saint-Malo. Pierre Chevalier, op. cité, p 357-358 reprend à L’Histoire de la collaboration de Saint-Paulien la description de l’entrevue en mars 1942 entre Laval et Henry Coston, dirigeant du Centre d’action et de documentation, l’un des cinq services anti-maçonniques. Laval veut à tout prix que Coston trouve un document prouvant que Darlan est franc-maçon. Son appartenance au Rotary est un début de preuve qu’il cherche à compléter.

    [48] Voir Claude Malbranke, op. cité, p 42.

    [49] Voir La Documentation catholique nº 1087, 28 janvier 1951, colonnes 69-70. Le canon 684 dispose : “Il faut encourager les fidèles à faire partie des associations érigées par l’Eglise ou du moins recommandées par elle. Qu’ils évitent, au contraire, les sociétés secrètes condamnées séditieuses, suspectes ou celles qui s’efforcent de se soustraire à la légitime surveillance de l’Eglise”.

    [50] La Documentation catholique, nº1088, 11 février 1951, colonnes 128 à 136. Claude Malbranke, op. cité, p 58.

    [51] Claude Malbranke, op. cité, p 57 et p 338-339.

    [52] CIaude Malbranke, op. cité, p 50 et p 255.

    [53] La Documentation catholique, nº1768, 15 juillet 1979, citée par Adrien Loubier, Le clubisme et les clubs, éditions Tradiffusion, Bulle, 1996. Le texte de cette brochure est d’abord paru en plusieurs parties dans le bulletin Sous la Bannière nº59, mai-juin 1995, nº 60, juillet-août 1995 et nº 62, novembre-décembre 1995.

    [54] Epiphanus dans Maçonnerie… op. cité, p 549, évoque même l’appartenance de Jean-Paul II au Rotary et se désole de la présence parmi les rotariens italiens de cinq cardinaux, dix archevêques, dix-neuf évêques et de nombreux prélats.

    [55] Voir annexe 4.

    [56] Et c’est sur la base de l’accusation de naturalisme qu’un procès fut intenté aux Scouts de France, en 1924, par les intégristes catholiques au Vatican, Quelques interventions judicieuses permirent d’éviter une condamnation du jeune mouvement.

    [57] Action Familiale et Scolaire nº104, décembre 1992 et nº113, juin 1994. L’AFS est issue des réseaux de l’Office international, mouvement catholique contre-révolutionnaire qui fit beaucoup parler de lui durant la guerre d’Algérie. Lectures Françaises nº 453, janvier 1995, a consacré toute une page de critique très favorable à cette publication.

    [58] Page 571 dans l’édition 1999.

    [59] Voir Christian Plume et Xavier Pasquini, Encyclopédie des sectes dans le monde, éditions Alain Lefeuvre, 1980, p 384-385 pour le Rotary et p 400 pour le scoutisme ; Jean-Pierre Bayard, Le Guide des sociétés secrètes, éditions Philippe Lebaud,1989, réédition 1997, p 205-208 pour les clubs-service et p 17 pour le scoutisme. D’autres ouvrages plus ou moins sérieux consacrés aux sociétés secrètes évoquent alternativement le scoutisme ou le Rotary.

    [60] Henry Coston, toujours très informé, affirme dans son Dictionnaire de la politique française, Publications Henry Cossa, tome 1, 1967, p 941, que l’un des plus actifs rotariens français et qui fut quelque temps gouverneur du Rotary français fut Ulysse Fabre, vénérable de la loge La Cité Future d’Orange. Claude Malbranke, op. cité, p 92-93, confirme son engagement maçonnique et rotarien. Il fut gouverneur du 49e district pour l’année rotarienne 1934-35.

    [61] On pourrait a contrario se demander quelle proportion représentent les protestants au sein du Rotary, eu égard à l’origine anglo-saxonne du club et l’importance de la réussite personnelle pour ceux-ci.

    par Thomas Delerm

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  20. Lettre écrite par une candidate au ROTARY :

    ___________________________________________________________________________________________
    Cher amie,

    Comme tu le sais j’ai pensé m’intégrer dans un Rotary-club, mais ce n’est pas facile. Il faut d’abord un parrain pour s’introduire. J’en ai trouvé un au Rotary club de Gordes. Mon parrain m’a invité un dimanche ou le Président avait réuni le club pour nettoyer les berges du Calavon, une petite rivière dans le Lubéron. Il faut que je te raconte comment la journée s'est déroulée. La devise était "tout le monde sur le pont" et on m'avait demandé de participer pour apprendre comment marche un Rotary-club. Je suis arrivé à 10h comme prévu et il n'y avait encore que 4 voitures et une bouteille de vin rouge à moitié entamée. Le travail consistait à parcourir la berge deux par deux et ramasser les ordures dans des sacs plastic qui seraient pris en charge par un camion de la commune déjà sur place. Je suis parti avec un général de l’Armée en visite d’un autre club du Rotary et nous avons parcouru un kilomètre rive gauche direction Nord. Curieusement nous n'avons rien trouvé le long de cette rivière habituellement très sale et pleine de détritus. Je pensais que les LYONS étaient passés avant le Rotary. Il a fait beau et le général m’a expliqué la signification de SERVIR D’ABORD la devise du Rotary. J’ai vite compris que ce général s’intéressait aux femmes mais ne souhaitais pas qu’elles rentrent comme membres au Rotary. Au lieu de continuer à chercher des ordures inexistantes nous avons profité de cette promenade le long du Calavon pour faire l’amour. Il y a eu délation et le Président du club a été furieux. Il a adressé une réclamation à l’autorité militaire jugeant anormal qu’un rotarien qui est général séduit une jeune futur rotarienne. Cette réclamation a été traitée à un niveau élevé pour aboutir finalement sur le bureau du Ministre de la Défense. A l’étonnement de tous ce Ministre (c’était avant l’époque MAM) a déclaré que si un général en retraite séduit une jeune femme au bord du Calavon il fait honneur à l’Armée. Le Ministre a conclu « J’en suis fier ».
    Après cette épreuve il faut encore attendre la décision du club concernant mon adhésion éventuelle. Je te tiendrai au courant…


    Tout le monde se souvient de JOYCE qui souhaitait entrer au ROTARY sous la Présidence de ERWIN qui s’y opposait en vain car MAURICE lui a ouvert la porte. Depuis JOYCE est partie avec son HANS pour les Caraïbes…


    Le proverbe du Général visiteur rotarien est

    "Un général ne se rend jamais, même à l'évidence"

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  21. Brrr !....


    François Petithomme
    06 24 46 43 22
    Rotary Club de Comines Europe
    La parole vaut ce que vaut l'Homme ...
    L'homme vaut ce que vaut sa parole…



    Voici ce que vient de déclarer > Mohamed Sabaoui, jeune sociologue de l'université catholique de Lille, d'origine algérienne, naturalisé français ; Ceci est plus que prometteur.!.

    je cite :

    «Notre invasion pacifique au niveau européen n'est pas encore parvenue à son terme. Nous entendons agir dans tous les pays simultanément.
    Comme vous nous faites de plus en plus de place, il serait stupide de notre part de ne pas en profiter. Nous serons votre Cheval de Troie. Les Droits de l'homme dont vous vous réclamez, vous en êtes devenus les otages. Ainsi, par exemple, si vous deviez vous adresser à moi en Algérie,ou en Arabie Saoudite, comme je vous parle maintenant, vous seriez, dans le meilleur des cas, arrêtés sur-le-champ. Vous autres Français n'êtes pas en mesure d'imposer le respect à nos jeunes.
    Pourquoi respecteraient-ils un pays qui capitule devant eux ? On ne respecte que ce qu'on craint.
    Lorsque nous aurons le pouvoir, vous ne verrez plus un seul de nos jeunes mettre le feu à une voiture ou braquer un magasin... Les Arabes savent que la punition inexorable que mérite, chez nous le voleur, c'est l'amputation d'une main ».
    Et, toujours du même Mohamed Sabaoui lors d'une interview récente :
    Les lois de votre République ne sont pas conformes à celles du Coran et ne doivent pas être imposées aux musulmans, qui ne peuvent être gouvernés que par la Charia. Nous allons donc oeuvrer pour prendre ce
    pouvoir qui nous est dû. Nous allons commencer par Roubaix, qui est
    actuellement une ville musulmane à plus de 60 %. Lors des futures élections municipales, nous mobiliserons nos effectifs, et le prochain maire sera musulman. Après négociation avec l'État et la Région, nous déclarerons Roubaix enclave musulmane indépendante comme le KOSOVO et nous imposerons la Charia (loi de Dieu) à l'ensemble des habitants. La minorité chrétienne aura le statut de Dhimmis.
    Ce sera une catégorie à part qui pourra racheter ses libertés et droits par un impôt spécial. En outre, nous ferons ce qu'il faut pour les amener par la persuasion dans notre giron. Des dizaines de milliers de Français ont déjà embrassé l'Islam de plein gré comme Frank RIBERY, GARAUDY et d'autres, pourquoi pas les chrétiens de Roubaix ?

    Et puis avec l'entrée prochaine de la TURQUIE en Europe, c'est plus 80 millions de Musulmans qui circuleront librement et se chargeront d'Islamiser toute l'Europe. Actuellement à l'université de Lille, nous mettons sur pied des
    brigades de la foi, chargées de 'convertir' les Roubaisiens récalcitrants
    chrétiens, ou juifs, pour les faire rentrer dans notre religion, car c'est
    Dieu qui le veut ! Si nous sommes les plus forts, c'est que Dieu l'a voulu.

    Nous n'avons pas les contraintes de l'obligation chrétienne de porter
    assistance, à l'orphelin, aux faibles et handicapés.Voir votre Soeur
    EMMANUELLE. Nous pouvons et devons, au contraire, les écraser s'ils
    constituent un obstacle, surtout si ce sont des infidèles ».

    Une réalité que beaucoup prennent pour de la fiction, et rigolent en lisant mais c'est la vérité future.....

    A MEDITER ...... Longuement ! A faire circuler largement !!!!!!

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  22. http://andre.simon1.free.fr

    Première page datée le 14/02/2004
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    La clé du champ de tir!

    L' Artilleur de Metz "autoproclamé" vous présente Rota Nostra , sa page personnelle .
    D'inspiration fréquemment rotarienne , ses propos n'engagent naturellement que leur auteur, membre du très honorable Rotary club de Metz.
    Rota Nostra est un site protéïné enrichi aux stérols, et sa consultation régulière réduirait le taux de cholesterol consécutif aux plantureux repas rotariens .
    Parce qu'entre nous, l'excès de cholestérol guette plus le rotarien que la polio!

    Et si vous avez encore un peu de temps à perdre, vous pouvez aussi consulter
    Rota Nostra, le bloc-note de l'artilleur.
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    11/03/2005
    La roll tax.
    Chacun sait que la première action d'intérêt public du Rotary consista à construire des toilettes publiques à Chicago .
    Et pourquoi donc, cher monsieur?
    Parce que Paul Harris et les siens avaient constaté que beaucoup d'hommes ne fréquentaient les bars que pour satisfaire un besoin naturel et qu'ils y prenaient ainsi la mauvaise habitude de consommer des boissons alcoolisées..
    Ainsi , il n'a fallu que 1900 ans aux Amerloques pour redécouvrir la géniale trouvaille de Vespasien.
    L'empereur Vespasien , vous savez celui qui disait : " Un empereur doit mourir debout " et qui mourut couché , et qui fit disséminer dans Rome de grandes urnes d'argile dont le public pouvait faire usage . Il créa une taxe sur les urines, appelée Chrysagyre, payable tous les quatre ans par tous les chefs de famille, au prorata des personnes vivant sous leur toit, et même des animaux (chiens, ânes, bêtes de trait, etc.…) qui pourtant n'utilisaient pas lesdites urnes !.
    L'historien Suetone nous rapporte à ce sujet la réponse circonstanciée faite à son fils qui lui reprochait cet impôt:
    " Reprehendenti filio Tito, quod etiam urinae vectigal commentus esset, pecuniam ex prima pensione admovit ad nares, sciscitans num odore offenderetur; et illo negante: "Atqui, inquit, e lotio est". ..
    Je traduis pour ceux qui auraient un peu perdu leur latin:
    "Son fils Titus lui reprochait d'avoir mis un impôt sur les urines. Il lui mit sous le nez le premier argent qu'il perçut de cet impôt, et lui demanda s'il sentait mauvais. Titus lui ayant répondu que non: "C'est pourtant de l'urine", dit alors Vespasien.
    L'histoire ne se répète pas disent certains.
    Il est permis d'en douter à la lecture de cette nouvelle que rapporte l'agence A.P.
    TALLAHASSEE, Floride (AP) -- Pour financer un projet de traitement des eaux usées et développer les systèmes d'égoûts des comtés et villages de Floride, le sénateur démocrate Al Lawson propose un impôt de deux cents... par rouleau de papier toilette.
    Taxer le modeste P.Q. !
    Il n'y a plus que les Yanks pour avoir des idées pareilles..
    Toilets here we are! Les toilettes nous voilà! aurait déclaré, heureux de sa trouvaille , le sénateur , qui riait , Al Lawson .(1)
    Avant de pousuivre: "Ceux qui sont contre cette "roll tax" veulent nous ramener à l'âge de la pierre polie ,cf le site: http://www.apbif.org/Pratiquer/Purification/th5f5.htm ."

    (1) "Qui riait Al Lawson"! Seigneur, ayez pitié , ce n'est pas dans The Rotary World , of course, que vous en trouverez de semblable !
    17/07/04
    Comme on aime!.
    Le rotary aura cent ans l'année prochaine.
    Pour fêter l'événement, les instances evanstoniennes invitent les rotariens à exploiter l'affaire sur le plan médiatique , les encourageant à se concentrer sur trois objectifs-clés pour 2005 : éradication de la polio, un effectif de 1,5 million de Rotariens et une contribution annuelle de 100 USD par Rotarien au Fonds de participation aux programmes.
    En devenant rotarien en 1995, année où j'ai pris ma retraite, je pensais adhérer à une sorte de cercle aristocratique où l'on se réunit périodiquement pour causer , au cours d'un excellent repas .
    En fait de cercle, j'ai découvert un club service, regroupant des personnes censées s'engager activement dans la société , hors de leur activité professionnelle, par des actions humanitaires, sociales et culturelles qui visent à améliorer la vie communautaire.
    Je me suis accommodé tant bien que mal de cette situation , parce que mon club (un club doyen composé en majorité d'anciens) orientait principalement son action sur l'amitié entre ses membres.
    Au cours de ces années, j'ai découvert trois sortes de motivations possibles pour un rotarien :
    -la volonté de faire partie d'un groupe de notables cultivant l'amitié entre ses membres.
    -la recherche de relations pour son entreprise.
    -le désir de servir la communauté.
    Bien évidemment l'importance attribuée à chacune de ces motivations varie selon chacun.
    J'ai eu personnellement tendance à considérer que les deux premières devaient s'exercer au sein des clubs , et que l'action humanitaire incombait essentiellement au niveau international par l'intermédiaire de la fondation Rotary.
    Au cours de l'année rotarienne qui vient de s'écouler, je n'ai pas fréquenté mon club pendant plusieurs mois, en raison d' impératifs personnels.
    Je dois dire aussi que je n'appréciais pas du tout les orientations données au club par le président de l'époque, démissionnaire depuis.
    Entré au rotary sans être animé par l'esprit humanitaire et professionnel censé illuminer le rotarien, je me sens de plus en plus étranger à cette organisation.
    Si je suis encore un peu rotarien c'est surtout à travers les relations amicales nouées et entretenues au sein du club et sur les réseaux internet rotariens .....
    Je passe en particulier plusieurs heures par jours à échanger des messages avec des rotariens du monde entier, sur les deux principaux forums: le R.O.T.I. (anglophone) et le ROTA LATINO (essentiellement en langue espagnole et portugaise ) où nos compatriotes ne se manifestent que trop rarement.
    Je dois avouer que cette situation de rotarien virtuel ne me déplaît pas.
    N'en déplaise aux intégristes Evanstoniens , au rotary, c'est comme au loto : " chacun joue comme il aime.

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  23. Premier résultat RENOTARY:

    En sept jours, du 24/4 au 4/5, il y a eu sur ton "blog" 2587 lignes dont plus de 90% viennent d'autres personnes que les 6 nommés par toi pour "renover le Rotary". Je pense que tu peux être fier.

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  24. samedi 21.03.2009

    Depuis dimanche et jusqu'à demain, c'est la « semaine de la communication du Rotary ». Une première visant à mieux faire connaître les actions menées par ce club service... et à combattre les idées reçues.

    Il faut réunir deux gouverneurs de district pour expliquer le propos, dans la région : Yves Delfolie, gouverneur du district 1520 (ouest du Nord, Pas-de-Calais, Somme, 1 534 membres), et Mme Dominique Dubois, gouverneur du district 1670 (est du Nord, Ardennes, Aisne, environ 1 500 membres). Au départ, il y a une enquête sur l'image du Rotary dans le public. Patatras ! « 50 % des gens ne nous connaissaient pas, explique Yves Delfolie. 20 % des autres ne savaient pas ce que nous faisions. » Au pire, c'était une mauvaise image qui émergeait, celle de « notables se réunissant plus pour manger et faire des affaires ».
    Aide à la jeunesse
    D'où l'opération de communication de cette semaine (portes ouvertes, concerts, rencontres...), histoire de rappeler que la devise du club est : « Servir ». Les exemples d'actions menées par le Rotary sont nombreux. Au niveau mondial ? Citons le chantier principal, lancé en 1985, visant à éradiquer la polio (deux milliards d'enfants vaccinés). Au niveau national ? Il y a par exemple Espoir en tête, une opération née en 2005 visant à collecter des fonds pour la recherche sur les maladies dégénératives du cerveau. Au niveau local ? Des carrefours des métiers, de l'aide aux devoirs, de la lutte contre l'illettrisme... « L'aide à la jeunesse, l'entrée dans la vie active... » Cette semaine de communication permet aussi au Rotary d'« inciter des professionnels à venir nous rejoindre », ajoute Dominique Dubois. Certes, l'intégration se fait par cooptation, mais l'effectif des clubs a tendance à stagner, voire à diminuer. L'idée est aussi de corriger cette anomalie qui fait qu'en France, seuls 9 % des rotariens sont des femmes (33 % en Asie). • C. C.
    __________________________________
    http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2009/03/21/article_rotary-une-semaine-pour-changer-d-image.shtml?xtor=RSS-2

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  25. Rotary et Lions: Très chics auberges
    Par Thépot Stéphane,







    «Le Rotary, c'est un peu une auberge espagnole: on n'y trouve que ce que les gens veulent bien y amener», résume Hugues Roche, nouveau président du club Doyen de Toulouse. L'auberge, c'est tout de même l'hôtel Mercure Saint-Georges, un trois-étoiles en plein centre-ville. Le plus huppé de la vingtaine de clubs Rotary de l'agglomération tire sa légitimité de son antériorité: c'est le deuxième club créé en France.

    Le Doyen recense 115 mem-bres, invités tous les mardis à déjeuner avant d'écouter, entre la poire et le fromage, la communication préparée par un membre ou un invité. La cotisation annuelle est fixée à 5 000 francs. De quoi alimenter la caisse pour les oeuvres humanitaires du Rotary et casser «la mauvaise image de notables» que déplore son président. Exclusivement réservé aux hommes jusqu'en 1990, le club a frappé fort. Il s'est ouvert aux femmes en commençant par la plus puissante et la plus redoutée de toutes: Evelyne-Jean Baylet, propriétaire de La Dépêche du Midi. L'initiative en revient à Guy Franco, ex-professeur d'espagnol à l'université du Mirail, qui usa également de son influence d'adjoint au maire pour faire baptiser une rue de la ville du nom de Paul Harris, le fondateur américain du mouvement Rotary.

    On croise aussi parfois au Doyen le président fondateur du voyagiste Fram, Philippe Polderman, l'ancien doyen de la faculté de médecine Guy Lazorthes, le jeune retraité de Matra Marconi Space Georges Estibal ou l'ex-directeur régional de l'agriculture Pierre Auriac-Meilleur, futur gouverneur du grand district rotarien, qui s'étend jusqu'à Montpellier. L'ancien président de la chambre de commerce et d'industrie Georges Farré a été également membre du Doyen, mais il en a été écarté après avoir été mis en examen dans une trouble affaire de pots-de-vin que le PDG des centres Leclerc, Rémy Nauleau, disait avoir versés à son entreprise familiale de BTP. Pour éviter tout nouveau soupçon d'affairisme lors de ces réunions très fermées de l'élite toulousaine, l'actuel président de la chambre de commerce, François Junca, s'abstient volontairement de partager les repas hebdomadaires de l'hôtel Mercure depuis son élection.

    Son prédécesseur, Louis Pech, était pour sa part adhérent du Lions Club International. Un peu moins coté sur la place que leurs rivaux, mais néanmoins amis du Rotary, les Lions revendiquent également une vingtaine de clubs dans l'agglomération et peuvent se prévaloir d'une Maison du lionisme, rue des Fleurs. Le club Toulouse-Languedoc, l'équivalent du Doyen rotarien, se réunit tous les mois dans le restaurant situé au dernier étage de l'immeuble du Belvédère, qui abrite aussi les principaux syndicats patronaux du Medef local. Il est présidé par Jacques Deligny, PDG d'une entreprise de matériels électriques. On y croise des personnalités comme Jacques Lacassagne, président du parc des expositions de Toulouse.

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  26. Message d'un Président mondial Bouddhiste:



    Bhichai Rattakul
    Président du RI 2002-03





    Semez l'amour partout dans le monde

    Vous êtes, avec tous ceux qui depuis bientôt un siècle ont consacré leurs rêves et leur dévouement à l'amélioration de leurs communautés et de notre monde, la force et l'inspiration de notre organisation. Rotariens de terrain, vous savez mieux que quiconque ce qui est bon pour votre club et pour votre communauté. Voilà pourquoi je crois qu'il nous faut travailler davantage de la base vers le sommet.

    Nous avons eu dans le passé tendance à créer chaque année de nouveaux programmes. Pour ma part, je ne vous imposerai ni nouveau programme ni objectifs ni quotas, mais vous demande de concentrer tous vos efforts sur ce qui existe déjà.

    La citation présidentielle 2002-2003 est à l'image de cette philosophie. J'y encourage les dirigeants de club à se fixer leurs propres objectifs, en termes d'effectifs ou de collecte de fonds par exemple, et à déterminer eux-mêmes de quelle manière ils souhaitent s'engager dans chacun des quatre domaines d'action : intérieure, professionnelle, d'intérêt public et internationale.

    J'invite en particulier les clubs à se concentrer sur les secteurs d'activité suivants :

    augmenter l'effectif sur la base des objectifs qu'ils se sont fixés (garder à l'esprit pour cela l'objectif global du RI pour 2005 : 1,5 million de membres) ;

    participer à ou soutenir financièrement au moins un programme de la Fondation ;

    initier ou poursuivre au moins un projet dans chacun des quatre domaines d'action.

    La campagne de collecte de fonds 2002-2003 " Tenons notre promesse, éradiquons la polio " sera le principal objectif de cette année. Le Rotary doit collecter lors de cette campagne 80 millions US$, chaque dollar perçu étant au minimum doublé par la Banque Mondiale et par la Fondation Bill et Melinda Gates. J'insiste pour que chacun s'investisse dans cette campagne. Ne pas trouver cet argent risquerait de réduire à néant vingt ans de progrès ininterrompus.

    J'invite aussi les rotariens à commencer à préparer les célébrations du centenaire du Rotary. La proximité du centenaire offre ainsi de nombreuses possibilités d'actions : jardin d'enfants, toit pour les sans-abri, centre d'aide à la recherche d'un emploi pour les chômeurs, ou autre projet utile à votre communauté et servant de témoignage durable de l'engagement du Rotary et des services ainsi rendus à l'humanité.

    Le thème de cette année exprime la conviction personnelle profonde que le service n'a de sens que parce qu'il vient du cœur. Je vous encourage donc à semer l'amour dans votre club, dans votre milieu professionnel, autour de vous et partout dans le monde, en gardant à l'esprit les mots du docteur Jonas Salk : " La plus grande récompense pour ce que nous faisons est la possibilité de faire davantage. "

    Je crois que nous pouvons changer le monde, vie après vie. Il n'est pas de petit projet, pas pour ceux qui en bénéficient, et j'ai bon espoir que nos semences d'aujourd'hui enrichiront les vies des générations à venir.

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  27. "Servir les intérêts professionnels de ses membres"



    Histoire du but du Rotary

    ♦ Dès 1911 , l’objectif de se faire travailler réciproquement entre membres est contesté et de nombreux clubs refusent cette règle qui donne par ailleurs une mauvaise image du Rotary et suscite très tôt des articles défavorables dans la presse.

    ♦ Ainsi et dès les premières années du Rotary, les clubs ont critiqués l’objet de réciprocité professionnelle et ont orienté le mouvement rotarien vers ses deux objets principaux : Servir la collectivité et promouvoir l’éthique dans les affaires.

    ♦ Au fil des ans, le Rotary a continué à se définir et c’est en 1951 que les objectifs sont résumés en un seul appelé

    "LE BUT DU ROTARY"

    "Cultiver l’idéal de servir auquel aspire toute profession honorable"

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  28. Paru sur www.rotary-forum.org


    Dans le District 1760 le EGE se fera cette année avec l'Argentine. Les avis sur le déroulement des opérations sont partagés. Voici mon message à un des responsables:
    Mon soucis est surtout de faire comprendre aux rotariens de notre District comment doit fonctionner un EGE. Suite à un article dans LE ROTARIEN en 2002 j’avais écrit au sujet de « mon » EGE en 1997 :

    « . Ce fut une expérience inoubliable grâce à la qualité de mes équipiers et à l’accueil que nous ont réservé les clubs du District 6820. Tous les trois jours nous avons eu un nouveau club hôte et des nouveaux rotariens qui nous ont logé à domicile. Les clubs étaient au complet lors des réunions statutaires et souvent les épouses avaient organisé des soirées chez les uns et les autres. Nous étions vraiment reçus les bras ouverts par des rotariens ravis de ces rencontres. Quel ne fut pas notre étonnement de voir l’indifférence lors de l’accueil des américains dans le District 1760. Non seulement notre chef d’équipe s’était désisté au dernier moment mais c’était difficile à trouver des volontaires pour le logement à domicile des visiteurs étrangers. L’ambiance n’y était pas. »

    Quand tu dis « Je remercie vraiment Martin pour son hospitalité ce qui va permettre à ces 5 personnes d’être toujours ensemble. » ma réaction spontanée est « bon débarras » car ils auraient préféré un logement individuel chez des rotariens français . Exactement comme en 1997 il semble aujourd’hui difficile de trouver des volontaires pour le logement à domicile. Au risque de me répéter : Nos visiteurs de l’Argentine ne rêvent pas d’être logés ensemble dans un Mas d’Oppède mais de voir de près comment vivent les rotariens en Provence. La meilleure manière est le contact familial et aussi la participation à des réunions de nos clubs de préférence lors de « apéros » à domicile.

    Excuses-moi la franchise !
    __________________________________________________________________________________________________________

    Paul Harris a dit:

    « Les divergences de vues c’est la véritable raison d’être du Rotary. A l’église et dans les associations professionnelles, nous échangeons des idées avec des gens avec qui nous sommes d’accord. Le génie du Rotary est de réunir des hommes aussi différents que le boucher, le boulanger, l’avocat, le docteur. C’est par les différences, et non par les similitudes, que le Rotary recherche la compréhension. »





    --------------------------------------------------------------------------------
    Einar THRAP-OLSEN
    www.thrap.net/roti.mht
    ethrap@club-internet.fr

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  29. Notre Gouverneur veut censurer mon article sur ROTARY dans LA PROVENCE

    Jusqu’ou ira la bêtise rotarienne ?

    "Chanoine de Lagnes"
    http://www.thrap.net/rotarybd.mht

    De : Einar THRAP-OLSEN [mailto:ethrap@club-internet.fr]
    Envoyé : mercredi 6 mai 2009 09:40
    À : 'Pierre Henri COMBE'
    Cc : 'Obels Brigitte'; 'Dubanton Christian '; 'Jean Philippe'; BOEUF, Vincent2; Guyot, Bernard; MAISONNEUVE Kathy; Antoniotti, Michele; JEAN PHILIPPE
    Objet : RE: Communication Rotarienne

    Cher Gouverneur Pierre-Henri,

    Merci pour ton message. Je suis d’un avis divergent. Paul HARRIS a dit :

    « Les divergences de vues c’est la véritable raison d’être du Rotary. A l’église et dans les associations professionnelles, nous échangeons des idées avec des gens avec qui nous sommes d’accord. Le génie du Rotary est de réunir des hommes aussi différents que le boucher, le boulanger, l’avocat, le docteur. C’est par les différences, et non par les similitudes, que le Rotary recherche la compréhension. »

    J’avais demandé au Gouverneur Philippe JEAN 5 minutes de parole à l’Assemblée de District le 13 juin mais il m’a répondu « programme bouclé ».
    En 2003 j’ai participé à ROTARY INSTITUTE sous la présidence de Jonathan B. Majiyagbe et il y avait du temps réservé pour ceux qui voulaient prendre la parole – voir http://www.thrap.net/barry.htm
    Je te propose de regarder le site http://www.thrap.net/latin.htm et tu comprendras à quel point nos visions du ROTARY FRANÇAIS sont éloignés.
    Outre LA PROVENCE j’ai contacté aussi d’autres journaux. Je répète ce que le Gouverneur Barry Matheson a dit après son intervention :
    Après mon intervention sous la rubrique "Meet your President" il y a eu beaucoup d'applaudissements. Sorti se l'auditoire j'ai été entouré de rotariens qui m'ont remercié et qui ont admiré mon courage d'oser avertir du danger venant de la haute Direction de vouloir faire dominer l'activité humanitaire du Rotary.
    Je trouve déplorable que l'on nomme "courageux" celui qui donne son avis pour le bien du Rotary.
    _______________________________________________________________________________________
    Yours in Rotary
    Einar

    THRAP-OLSEN
    Charter President RC Gordes, D-1760
    http://www.thrap.net/roti.mht

    De : Pierre Henri COMBE [mailto:phcombe.dg08-09@orange.fr]
    Envoyé : mercredi 6 mai 2009 00:37
    À : ethrap@club-internet.fr
    Cc : Obels Brigitte; Dubanton Christian ; Jean Philippe
    Objet : Communication Rotarienne

    Cher Einar,

    Le gouverneur élu, Philippe JEAN, vient de m'adresser copie du message que tu as envoyé à la rédaction de "La Provence" (ainsi que du message qu'il a estimé devoir envoyer à ce journal, message que j'approuve totalement).

    Tu me permettras d'être surpris que tu aies pris l'initiative de t'adresser directement à la rédaction du principal journal local pour parler "du Rotary français". En liminaire, je te ferai remarquer que le "Rotary français" n'existe pas, mais je tiens surtout à te dire qu'aucun rotarien, quelles que soient ses fonctions passées, ne peut s'exprimer au nom du Rotary.

    Un président peut parfaitement présenter dans la presse les actions de son club et celles du Rotary International et il y est même vivement encouragé, mais seul le gouverneur, ou son représentant qualifié, peut officiellement, dans les limites de son district, parler au nom du Rotary International.

    Je suis convaincu qu'en t'adressant à "La Provence", tu étais animé des meilleures intentions du monde et je ne peux que te féliciter pour l'intérêt que tu portes au Rotary et à son avenir.Tu comprendras toutefois que ma fonction m'oblige à rappeler des règles sans lesquelles notre si beau mouvement ne pourrait exister durablement. Affirmer, comme tu l'as fait dans ton message à "La Provence", que le Rotary souffre "d'une très mauvaise image" sans, au moins, ajouter que cette image est injustifiée, c'est déjà une affirmation nuisible qui, de plus, est contestable (le dernier sondage effectué par "Le Rotarien" démontre que l'image du Rotary n'est pas aussi mauvaise qu'on le pense souvent).

    Je t'encourage à proposer à mon successeur d'apporter tes idées à l'équipe "communication" du district et je t'assure de toute mon amitié rotarienne.


    Pierre-Henri COMBE
    Gouverneur 08-09 D1760

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  30. De : Einar THRAP-OLSEN [mailto:ethrap@club-internet.fr]
    Envoyé : jeudi 7 mai 2009 07:56
    À : Obels, Brigitte
    Cc : COMBE Pierre Henri
    Objet : De l’eau à mon moulin…

    De l’eau à mon moulin…

    Chère ADG Brigitte,


    Regarde ce message daté septembre 2008 de Pietro BRUNOLDI, le représentant « EUROPE » de RGHF - http://www.rghf.org
    PIETRO pense comme moi que le ROTARY en Europe Latine est en difficulté.
    La réaction de notre Gouverneur me fait penser aux réprimandes adressées au jeune officier Charles DE GAULLE quand il a osé dire que la « LIGNE MAGINOT » était une aberration. Il avait porté atteinte à « l’image de la France ». Si on l’avait écouté on aurait pu éviter l’occupation de 1940 à 1944 (et le ROTARY se porterait mieux aujourd’hui.) Cela ressemble au discours du Pape en Afrique.


    Yours in Rotary
    Einar

    THRAP-OLSEN
    Charter President RC Gordes, D-1760
    http://www.thrap.net/roti.mht


    ______________________________________________________________________


    De : Pietro Fabrizio Brunoldi [mailto:pietro@brunoldi.com]
    Envoyé : mardi 30 septembre 2008 12:34
    À : 'THRAP-OLSEN'
    Objet : R: Latin Districts

    Dear Einar,

    I’ve carefully read the http://www.thrap.net/latin.htm web site and I totally agree with what you wrote.
    It’s a serious problem what we are walking across, in the Latin countries, about Rotary.
    The situation is similar, here in Italy: I’ve just ran a new Rotary Club (which is called Cusago Visconteo, by the way) and we barely have 20 members, with a lot of problems looking for new members.
    Well, probably in the nearby of Milan we’re kind of filled, but it sounds to me so bad… When I met Rotary I was so proud to became a member of it but today business men that I’ve contacted seem they don’t care about it.
    Anyway, something have to change, I agree with you.

    About the History in France, do you have any new from the member that you’ve wrote later?

    Have a nice day.

    Ciao,

    Pietro

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  31. Message du Gouverneur 1780
    _________________________________________

    Croître ou Dépérir

    Encore !, allez-vous dire…. Encore en effet car il s’agit là d’un problème, sans exagération, de survie de nos clubs et du Rotary dans la mesure où nous constatons tous, malgré de louables efforts, que nos clubs sont, sauf exception, vieillissants et se renouvellent peu à l’image d’un massif de fleurs qui n’est pas entretenu.
    Et comme l’a dit et écrit un ancien grand président du Rotary International, Clifford J. DOCHTERMAN, nous devons remplacer les fleurs fanées de ce massif, arroser les autres et leur apporter de la lumière pour leur permettre de s’épanouir. Pourquoi insiste-t-on toujours sur la croissance et le développement de l’effectif à l’image de notre Président International actuel : parce qu’il y va de la survie même du Rotary.
    Soit une organisation croît, soit elle périt.
    Là encore et pour reprendre l’un de mes thèmes essentiels, tout est une question de motivation et lorsque l’on cherche l’on trouve, à l’image de la création d’un troisième club à Valence qui en l’espace de trois mois, des mois de Février à Avril dernier, a pu réunir 26 membres d’une moyenne d’âge de 46 ans alors que pour les autres clubs il paraît toujours difficile de se développer.
    Voir la suite à
    http://www.thrap.net/deperir.htm
    Ch. Imbert Gouverneur du District 1780

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  32. Paru le 3 juin 2009 sur www.rotary-forum.org


    Paradoxe au Rotary Latin.

    Regardez ces deux sites en juin 2009 et vous verrez deux visions diamétralement opposés.

    http://www.rotary-d1760.org


    http://www.rotary1780.org

    La vision du ROTARY a été exprimée par deux Gouverneurs nés à 3 années d’intervalle en France. Un a été Expert Comptable et l’autre Avocat. Le « regard Plantu » aurait pu s’exprimer ainsi

    http://www.thrap.net/ringard.mht

    Cette divergence aurait été appréciée par Paul Harris qui a dit :

    « Les divergences de vues c’est la véritable raison d’être du Rotary. A l’église et dans les associations professionnelles, nous échangeons des idées avec des gens avec qui nous sommes d’accord. Le génie du Rotary est de réunir des hommes aussi différents que le boucher, le boulanger, l’avocat, le docteur. C’est par les différences, et non par les similitudes, que le Rotary recherche la compréhension. »

    Cependant la divergence a déclenché la foudre de certains rotariens grands et petits. Ceci nous a fait penser au compte d’Andersen

    http://feeclochette.chez.com/Andersen/habitsneufs.htm
    ________________________________________
    Einar THRAP-OLSEN
    www.thrap.net/roti.mht
    ethrap@club-internet.fr

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  33. L'avis d'une rotarienne du District 1670:

    D'abord la mentalité des Français nordistes est assez différente de celle des Français "sudistes", tu t'en es certainement rendu compte : les nordistes sont beaucoup plus proches de la mentalité belge ou allemande (on prend les choses au sérieux quand on s'engage).
    Les sudistes ont des défauts bien français, à la puissance 2 : individualisme excessif, scepticisme extrême, méfiance à l'égard de ce qui se passe "au Nord" et encore plus Outre-Atlantique. En revanche, ils sont beaucoup plus débrouillards et adaptables que les "nordistes"... Que veux-tu ? Tu aurais peut-être mieux fait de venir vieillir à Lille...
    Mais voilà, il ,y a le climat...
    Ceci étant, il est vrai que le Rotary apparaît souvent à ces sudistes comme une vieille lune. Ceux-ci n'aiment pas le côté boy-scout et militaire de l'organisation. Ils n'aiment pas non plus le côté "pompe à finances" que représente de plus en plus la Fondation, ne laissant plus de marge financière pour les actions locales auxquelles ils tiennent...
    Joins à cela un certain anti-américanisme comme je te l'ai déjà dit, qui s'atténuera avec le mandat OBAMA, je l'espère. C'est vraiment un "homme de bonne volonté" et très intelligent, avec ça.

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  34. Radioscopie d'un rotarien du District 1760

    http://www.thrap.net/cerveau.mht

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  35. ROTARY en France et Suède

    (le 4ème objectif du Rotary : l'Entente entre les Peuples)



    Superficie à peu près égale dans les deux pays.



    Population ; France 61 millions, Suède 9 millions



    Nombre de rotariens : France 33 000
    Suède 30 000



    Pour comprendre il suffit de regarder les magazines :



    Suède : http://www.rotariana.org (amusant & jeune)



    France : LE ROTARIEN
    http://www.rotary-francophone.org (tristounet & retro)



    Bernadotte - un précurseur du Rotary?
    http://www.thrap.net/berna.htm



    Rotary en pays Latins
    http://www.thrap.net/latin.htm



    CIP France- Suède

    http://www.cip-france.org/cip/suede/suede.htm

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  36. Lettre au responsable "Information" du District 1760:

    Chère Kathy,

    Ce matin j’ai assisté à l’Assemblée du District dans le but d’observer. J’ai 40 années d’expérience d’études de marché et j’en ai profité pour faire une petite enquête à l’heure du repas. Les observations que je te donne ici sont subjectives et ont comme « toile de fond » la note http://www.thrap.net/latin.htm
    Je te félicite pour le score de ton exposé (15 sur 20) qui a été autant apprécié que ceux de Marie-Josèphe JEAN et de Brigitte OBELS. La diapo de ROTARACT a aussi eu une bonne note. Par contre tous les autres exposés ont eu autour de 5 sur 20 car ils n’ont pas captivé l’auditoire. Encore une fois le cerveau féminin s’est avéré supérieur. Dans une manifestation comme celle-ci il ne faut pas se contenter de décortiquer des informations qui sont disponibles sur Internet mais au contraire comme tu l’as fait donner vie aux informations par des exemples frappants. La plus part des orateurs n’étaient pas à l’aise mais se sont senti prisonniers du système audio-visuel. Ils étaient minutés et sous le stress. Les applaudissements les plus forts avaient pour but de les arrêter. Si nous voulons moderniser la vie des clubs pour donner une meilleure image du Rotary il faut surtout moderniser les grandes assemblées. Des centaines de rotariens se sont déplacé et nous sommes en 2009. Il faut éviter des parodies comme les quatre Gouverneurs célébrés par un hymne - un mirage d’avant la guerre.

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    Einar THRAP-OLSEN
    www.thrap.net/roti.mht
    ethrap@club-internet.fr

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  37. De : Christian DUBANTON [mailto:christian.dubanton@orange.fr]
    Envoyé : lundi 14 septembre 2009 11:45
    À : Einar THRAP-OLSEN
    Cc : Daniel HERBERT
    Objet : RE: Rotary - Laboratoire d'idées



    Le ton « sévère » du Christian me fait penser à un appel téléphonique du Gouverneur cet été mécontent que j’avais « osé » émettre une critique à son égard sur le FORUM. Il avait pour commencer envoyé son ADG Brigitte – sans résultat. Ensuite il m’a appelé sur le ton d’un père jésuite à son élève désobéissant – toujours sans résultat. Quand à l’âge de 8 ans j’ai appris que mes ancêtres ont été torturés par les jésuites j’ai demandé à mes parents de m’inscrire dans un collège jésuite. Je suis passé 3 années dans un collège jésuite français et j’ai vu l’intolérance de très près. J’ai même été pendu – voir http://www.thrap.net/intole2.htm
    Heureusement Paul Harris a insisté pour pénétrer les pays catholiques qui ont voulu résister à la tolérance du ROTARY – voir http://www.thrap.net/catholary.htm
    Les protestants de retour en France après des siècles d’exile forcé ont une mission à accomplir pour changer le visage du Rotary – voir http://www.thrap.net/latin.htm

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